Faits divers Les employés du comptoir de pneus ont découvert le corps mercredi matin.

Thierry Neuray n’était pas vraiment un bandit de grand chemin. Hormis un petit antécédent datant de 2006, ce Jumétois de 44 ans était inconnu de la justice. Mais l’homme vivait dans la précarité. Sans emploi, il a perdu ses allocations de chômage et s’est retrouvé au CPAS. Une situation difficile, d’autant que Thierry Neuray avait deux enfants à gérer en garde alternée.

Sur son profil Facebook, il s’était plaint de cette situation en s’adressant à ses quelques amis : "Si vous pouvez m’aider dans la situation dans laquelle je suis, ça me ferait plaisir. Je suis à la recherche d’un logement de minimum deux chambres, en dehors du centre-ville et ne dépassant pas les 500 euros de loyer. Je paie actuellement 628 euros hors charge et je ne m’en sors plus, je ne vis plus. Cela ne peut plus durer, je commence à ne plus savoir gérer la garde de mes enfants".

Dans un autre post, Thierry Neuray confirmait qu’il était sur le point de perdre son allocation de chômage et qu’il recherchait un emploi, peu importe lequel.

Manifestement, le marché du travail ne lui a pas ouvert les bras. Le quadragénaire semblait effectivement à bout. Mais est-ce pour cela qu’il a décidé d’embrasser la carrière de cambrioleur et de crapahuter sur les toits ? C’est en tout cas l’hypothèse du parquet de Charleroi qui a d’ores et déjà classé le dossier.

Mercredi matin, le corps sans vie de Thierry Meuray a en effet été retrouvé dans le garage du vendeur de pneus Nabet, installé sur l’avenue de Philippeville à Marcinelle.

Selon la police locale, ce sont les ouvriers qui ont découvert le cadavre de l’intéressé. Il semble que ce dernier soit passé à travers le toit alors qu’il cherchait manifestement à commettre un cambriolage. On sait que le défunt était un fan d’automobile. Peut-être cherchait-il à remplacer quelques pièces sur son véhicule, s’il en avait un. Son mobile, Thierry Neuray l’a emporté dans la tombe.