Faits divers

Le corps du petit Younes n'a pas été retrouvé mais les enquêteurs gardent espoir


BRUXELLES Le petit Younes Jratlou, 4 ans, disparu dans la nuit de dimanche à lundi en Belgique, près de la frontière avec la France, restait introuvable mardi en fin d'après-midi, a indiqué le procureur de Tournai, affirmant que tout espoir n'était pas encore perdu.

"Il n'y a aucun indice qui nous permette de dire que nous allons le retrouver dans les minutes ou les heures qui viennent, mais rien non plus ne nous dit que nous ne pouvons pas garder espoir", a expliqué le procureur Marie-Claude Maertens devant la presse à l'issue d'une réunion de coordination des enquêteurs, qui s'est achevée vers 16h00 locale (15h00 GMT).

"Plus le temps passe et plus nous avons la crainte de ne pas le retrouver vivant", a-t-elle toutefois ajouté.

"Est-ce qu'on espère toujours retrouver l'enfant vivant ? Oui", a pour sa part affirmé le chef de la Cellule disparition (DIV) de la police fédérale belge, Alain Remue.

Des policiers et des plongeurs français et belges étaient à pied d'oeuvre mardi pour essayer de retrouver l'enfant dans la région d'Armentières (nord de la France), notamment dans un étang ainsi que dans une rivière, la Lys. Un hélicoptère a également été mis à contribution, jusqu'ici sans résultat.
Ils pourraient poursuivre leurs recherches "encore quelques jours", selon M. Remue.

L'information selon laquelle le corps de l'enfant avait été découvert à la mi-journée dans un canal du côté français de la frontière a par ailleurs été formellement démentie par le procureur.

Le garçonnet avait quitté le domicile familial de Bizet (commune de Comines), à quelques dizaines de mètres de la frontière franco-belge, "pieds nus et vêtu très légèrement", selon Mme Maertens.

Une dispute "assez violente", a ajouté la magistrate, a éclaté au sein du couple tard dimanche soir. La mère de famille a indiqué avoir quitté la maison au milieu de la nuit. "Les parents se sont retrouvés dans la rue, c'est à ce moment que l'enfant serait également sorti", a expliqué le procureur.

Les parents ont indiqué avoir cherché eux-mêmes l'enfant avant de se rendre au poste de police vers six heures du matin.

Afin d'établir une chronologie précise des événements, le procureur a lancé un appel à témoins, afin que "toute personne ayant vu les parents à quelque endroit pendant la nuit" se manifeste le plus vite possible auprès des autorités.

Les enquêteurs ne privilégient à ce stade aucune hypothèse. Les parents qui ont été entendus à deux reprises, "n'ont pas été inculpés", a souligné le procureur qui n'exclut cependant pas une piste criminelle.

Le père et la mère ont été relogés et assistés de psychologues, alors que les recherches se poursuivaient.

Les recherches se poursuivent

Les recherches se sont poursuivies mardi dans la région de Comines afin de retrouver Younes Jratlou, un garçonnet de 4 ans porté disparu depuis la nuit de dimanche à lundi. Les enquêteurs font appel à d'éventuels témoins.

Les recherches menées de part et d'autre de la frontière franco-belge n'ont jusqu'à présent rien donné. Toute personne ayant aperçu dans la nuit de dimanche à lundi un des parents du petit Younes Jratlou ou ayant entendu quelque chose de particulier dans le quartier de la rangée Dumez, au Bizet, est priée de prendre contact avec la police de Comines au 056/55.96.14 ou avec Child Focus.

"Cela peut être un élément tout à fait anodin qui pourrait être mis en relation avec l'enquête actuellement menée", a précisé mardi après-midi Marie-Claude Maertens, procureure du Roi de Tournai.

Entendus par la police et le juge d'instruction de Tournai Mme Bastin, les parents de l'enfant n'ont pas été inculpés. Tous deux ont été relogés séparément.

"Les recherches se sont poursuivies (dans la nuit de lundi à) mardi jusqu'à 02h00 du matin et ont repris dès 10h00. Une quarantaine de policiers, des membres de la cellule disparition, des chiens, un sonar et un hélicoptère ont été employés lors des recherches.

"Le travail est lent car précis. Aucune hypothèse n'est privilégiée. On espère retrouver l'enfant vivant", commente Alain Remue, de la police fédérale. "On sait que l'enfant était pieds nus, qu'il portait un short léger et un pull bleu. Le pull bleu retrouvé aujourd'hui n'a aucun lien avec l'enquête", a précisé Mme Maertens.

© La Dernière Heure 2009