Faits divers

BRUXELLES Les élus ixellois comme bruxellois - les deux communes victimes dans l'affaire Gial - n'étaient pas au courant des perquisitions menées hier aux domiciles de deux des quatre personnes incriminées.

Il n'empêche, la nouvelle direction de l'association qui gère l'informatique des deux communes et de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles a déjà été entendue deux fois par la police judiciaire, "dans une totale collaboration" , précise-t-on dans les couloirs de l'hôtel de ville bruxellois. Certains policiers auraient quant à eux témoigné sous serment récemment.

La nouvelle échevine en charge du dossier Karine Lalieux (PS) fera d'ailleurs le point sur la situation vers la mi-décembre, histoire de montrer que les pratiques d'antan sont aujourd'hui bel et bien terminées. "Nous avons intégré l'opposition dans le conseil d'administration de Gial, il existe également un réel monitoring par rapport au budget. La transparence budgétaire est donc totale" , explique l'élue bruxelloise et députée fédérale.

Côté actions en justice, seule la commune d'Ixelles a porté plainte contre l'association. Ni la ville de Bruxelles, pourtant plus grosse pourvoyeuse de fonds, ni la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles n'ont intenté d'action en justice. Tout juste la ville a-t-elle déposé un dossier forcément "confidentiel" à la police. Les deux entités ne se sont pas non plus portées parties civiles - au contraire d'Ixelles -, comme si elles ne souhaitaient pas récupérer au moins une partie des deux à trois millions d'euros évaporés dans la nature.