Faits divers

Bieke W., la trentenaire soupçonnée d'avoir tué ses trois enfants à Varsenare, devait voir un psychiatre le lendemain des faits, le 29 août. Son avocat, Me Philip Van den Berghe, a expliqué mardi en conférence de presse qu'elle était tombée en dépression en une quinzaine de jours. 

Selon la défense, il n'y a pas de cause externe, comme des problèmes financiers ou des soucis relationnels. "C'était une famille modèle, considérée comme sympathique et sociable".

L'avocat évoque une dépression post-natale ou une affection de ce genre pour la jeune femme, mère trois fois en quatre ans de temps. "Elle est perfectionniste dans les domaines tant professionnel que privé".

Elle souffrait d'insomnies depuis deux semaines, elle avait consulté son médecin à cet égard. "Elle avait arrêté d'allaiter peu de temps auparavant, cela a peut-être joué un rôle sur le plan hormonal", avance Me Van den Berghe.

Selon la défense, la suspecte n'a envisagé le suicide que peu avant les faits. "Elle a ensuite estimé qu'elle devait emmener les enfants avec elle, pour ne pas imposer à N. de devoir, seul, assumer les enfants le restant de ses jours". Selon Me Van den Berghe, Bieke W. était pleinement consciente de ce qu'elle s'apprêtait à faire.

Le juge d'instruction a mandaté un collège d'experts psychiatres pour examiner la suspecte. La question cruciale sera de déterminer si elle peut être considérée comme responsable de ses actes au moment des faits. Les premières conclusions des experts ne sont pas attendues avant plusieurs mois. Entre-temps, Bieke W. bénéficiera d'un suivi psychologique en prison.

En prison, elle a reçu la visite de son compagnon -lequel s'est constitué partie civile- et de différents membres de sa famille.

Elle pourra leur rendre un dernier hommage

Elle ne sera toutefois pas présente lors des funérailles. La défense demande à la presse de respecter la vie privée des familles. "Les funérailles auront lieu dans l'intimité. Respectons cela", a précisé l'avocat.

Le père des enfants a aussi pris un avocat. Me Koen Stubbe appelle aussi à la sérénité. "Laissez-les dans leur processus de deuil. Ce qui est arrivé est complètement irréel."