Faits divers Le corps de Jean-Pierre Schmerber a été retrouvé hier près de Seneffe. Un suspect a été arrêté.

Le corps de Jean-Pierre Schmerber, un pensionné de 71 ans porté disparu depuis jeudi dernier, a été retrouvé dans la nuit de mardi à mercredi immergé dans une ancienne carrière à Anquennes, près de Seneffe. C’est l’auteur présumé des faits, un quadragénaire nommé J. S., qui a donné les renseignements.

Jean-Pierre Schmerber, ancien ingénieur industriel et féru de généalogie, vivait dans un luxueux et vaste appartement de l’avenue Emile De Mot, à Bruxelles. Décrit par son voisinage comme "tranquille, discret, plutôt fermé", il avait été vu pour la dernière fois mercredi matin par des témoins, en compagnie d’un homme, discutant ensemble sur le pas de la porte d’entrée de l’immeuble.

Le lendemain, sans nouvelles de lui, sa famille s’est inquiétée et une vaste enquête a débuté, d’abord sur l’impulsion de la police locale de Bruxelles-capitale Ixelles, puis les cellules disparition des polices locales et fédérale. L’appartement de plus de 200 m2, au 8e étage de l’immeuble, ainsi que celui que la victime louait à l’étage du dessous ont été perquisitionnés. Le garage contenant la Jaguar de M. Schmerber a aussi été inspecté.

C’est là que les policiers ont pu s’entretenir avec un témoin capital qui a vu le septuagénaire en discussion mercredi matin. Vendredi dernier, ce témoin a pu dresser un portrait-robot du suspect. Les policiers sont revenus avec un échantillon de différentes photos d’identité de personnes connues et le témoin-clé a formellement reconnu le suspect, J. S.

Mardi, un juge d’instruction a été requis pour "séquestration arbitraire" et a décerné un mandat de perquisition dans l’appartement du suspect. L’homme était alors chez lui. Dès l’arrivée des enquêteurs, il "a dit que la victime était décédée et qu’il avait jeté le corps dans l’eau", indiquait hier le parquet de Bruxelles, avant "d’indiquer où il avait déposé le corps". Il a également affirmé avoir "séquestré la victime pendant qu’il fouillait l’appartement" et a ensuite "constaté que l’homme était décédé".

La dépouille empaquetée de Jean-Pierre Schmerber a ainsi été découverte dans la nuit. Elle devait hier subir une autopsie. Selon le parquet de Bruxelles, "les premières constatations ne laissent pas de doute sur le fait qu’ il s’agit d’une mort violente".

Le parquet de Bruxelles a saisi le juge de faits de meurtre pour faciliter le vol et demandé son placement sous mandat d’arrêt. J. S. devait être présenté hier en fin de journée devant le magistrat instructeur.

Devant la porte d’entrée de l’immeuble figure toujours l’annonce de logement proposée par Jean-Pierre Schmerber, par ailleurs propriétaire d’un autre logement à Bruxelles. Il s’agissait d’un spacieux appartement de 185 m2, mis en location depuis janvier. La piste d’une visite prétexte du logement est envisageable.