Faits divers

La tuerie de la Place Saint-Lambert avait fait 5 morts le 13 décembre 2011.

L'avocat des familles Leblond et Kremer, Me Alexandre Willmotte, a décidé d'attaquer l'Etat belge dans le dossier Amrani, a-t-il indiqué à l'agence Belga, confirmant une information de RTL-TVI. L'avocat épingle des erreurs dans le cadre de la libération conditionnelle de l'auteur de la fusillade de la place Saint-Lambert, survenue le 13 décembre 2011 à Liège. Cette action, déjà annoncée il y a un an, sera introduite le 16 décembre prochain devant le tribunal de première instance de Liège. Au regard du dossier d'instruction qui a amené la chambre du conseil de Liège à éteindre les poursuites à l'encontre de Nordine Amrani en novembre 2014 et de celui concernant des proches bientôt jugés par le tribunal correctionnel de Liège, l'avocat estime qu'il y a une faillite du système, plus précisément dans le respect des conditions de libération, déjà pointé du doigt dans le dossier Dutroux.

L'avocat évoque des responsabilités collectives dans ces erreurs qui ont amené le tribunal d'application des peines à libérer un individu qui a présenté, comme le révèle le dossier Amrani bis, un contrat d'embauche bidon. Sa libération acquise, Nordine Amrani n'a ensuite respecté aucune des conditions qui lui étaient imposées.

"Une surveillance sommaire réalisée par une justice qui manque de moyens et qui met donc aussi ses assistants dans des conditions de travail difficiles", reconnaît Me Wilmotte.

L'introduction de cette plainte en audience publique donnera l'occasion de "provoquer le débat dont les enjeux sociétaux sont importants afin de prendre des décisions suivies d'effets", ajoute l'avocat qui sera certainement rejoint par d'autres victimes dans son action, lors de son introduction le 16 décembre prochain.

La fusillade de la place Saint-Lambert avait fait cinq morts et 147 blessés.