Faits divers

L'ancien membre de la Volksunie et parlementaire Open Vld Hugo Coveliers, qui a également été membre de la première commission parlementaire sur les Tueries du Brabant, n'est pas surpris par les récentes divulgations sur la probable implication d'un ancien gendarme dans la bande. 

"Son nom était inscrit dans le dossier mais il n'était pas suspect. Il ne faut pas pour autant blâmer d'office les enquêteurs: beaucoup de noms se trouvaient dans ce dossier", réagit-il lundi auprès de Belga. "Mais toute personne qui prétendait qu'il pouvait exister un lien avec la gendarmerie, comme j'ai osé le faire, se faisait engueuler. L'enquête dans cette direction a été entravée." 

M. Coveliers souligne que le frein mis à une enquête sur une possible implication d'(ex-)gendarmes dans les Tueries du Brabant n'était pas nécessairement de mauvaise foi à l'époque. "Certains refusaient tout simplement de croire que des gendarmes soient capables de ça", raconte-t-il. "J'appelle maintenant à davantage d'ouverture. Les institutions actuelles et les personnes qui travaillent sur le dossier n'ont rien à voir avec cela mais cela donne une mauvaise image au public qui a l'impression que toutes les informations n'ont pas été révélées."

L'ancien membre de la commission parlementaire ajoute que le fait qu'un membre de la bande puisse être identifié maintenant ne signifie pas que toute l'affaire va s'éclaircir. "L'homme est décédé depuis et puisque les Tueurs du Brabant ont pu opérer selon différentes compositions, c'est surtout important de découvrir qui coordonnait et son mobile", explique M. Coveliers. "En outre, il faut examiner à quels niveaux de pouvoir ces personnes se trouvaient pour qu'elles parviennent à enfouir certaines affaires. Les enquêteurs qui, au fil du temps, ont eu le sentiment que leurs activités ont été entravées doivent se faire connaître."