Faits divers

"Aujourd'hui plus que jamais, les victimes et leurs proches survivants ont le sentiment que tout ne peut pas être dit" dans l'affaire des Tueurs du Brabant, a affirmé vendredi le bourgmestre d'Alost Christoph D'Haese, lors d'une cérémonie de commémoration de l'attaque du Delhaize de la ville, il y a 33 ans. Une marche blanche est également prévue à 20h00. Le 9 novembre 1985, l'attaque du Delhaize d'Alost a fait huit morts, dans ce qui fut la dernière et la plus sanglante fusillade imputée aux Tueurs du Brabant. Les coupables de la tuerie n'ont jamais été identifiés.

L'enquête a connu un nouveau départ en 2015 lorsque l'ancien gendarme Christiaan Bonkoffsky a affirmé que son frère lui avait dit sur son lit de mort qu'il était l'un des tueurs du Brabant.

"L'année dernière, j'avais exprimé l'espoir que ces révélations ne seraient pas simplement une nouvelle péripétie éphémère. Un an plus tard, nous devons admettre que cet espoir a de nouveau basculé vers le désespoir", a déclaré le bourgmestre d'Alost. "Les enquêteurs ont estimé être certains à 99% que ce n'était pas lui le 'géant'. La justice peut-elle être communiquée de manière transparente? Pourquoi cette décision a-t-elle été prise? Et ceux qui disent que la justice est pourrie, qui peut les blâmer?", s'est-il interrogé.

Le ministre de la Justice, Koen Geens, a pour sa part défendu l'équipe d'enquête. "Cette recherche est menée très sérieusement, ce n'est pas un spectacle. Nous n'avons certes pas agi à la perfection ces dernières années, mais nous avons véritablement essayé de relancer l'enquête avec un certain nombre de mesures législatives. La justice fait de son mieux aujourd'hui pour faire connaître la vérité."