Faits divers L’homme travaillait comme assistant de probation et était censé surveiller des délinquants.

Deux prévenus ont comparu détenus devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre d’avoir commis des actes pédophiles et d’avoir possédé des images à caractère pédopornographique. L’un d’eux, qui était assistant de probation, n’a pas hésité à commettre des attentats à la pudeur et des viols sur son fils alors que celui-ci n’était âgé que de 7 ans.

L’homme, dont le métier était donc de prendre en charge des délinquants, dont parfois des pédophiles, a déclaré qu’il souhaitait faire "changer la législation pour descendre la majorité sexuelle à 12 ans."

Il a aussi évoqué ce qu’il estime être le "plaisir des enfants" victimes de viols, mais aussi de "leur demande expresse". Il estime que le système actuel est une "dictature de la famille traditionnelle".

Les abus envers son fils et un autre petit garçon ont débuté en 2013. L’homme filmait le petit garçon lorsqu’il lui faisait subir des abus puis ensuite, il mettait en scène les deux petits garçons. Il a ensuite envoyé ces vidéos à d’autres pédophiles sur des sites spécialisés sur Internet.

D’autres pédophiles l’ont contacté. Le deuxième prévenu est un de ceux-ci. Le père de famille a alors livré son propre enfant à ce pédophile. Il a également effectué un voyage en Norvège pour permettre à un autre pervers d’abuser de l’enfant.

Les enquêteurs ont découvert qu’il possédait environ 280.000 fichiers pédopornographiques avec parfois des bébés abusés. "J’ai malheureusement partagé une vidéo", a déclaré le prévenu qui se faisait appeler Peter Pan. Il a déclaré qu’au départ, c’était son propre fils qui avait entamé une relation homosexuelle avec son copain sans qu’il n’intervienne…

Le prévenu a prétendu qu’il avait commencé à partager ce type de vidéo pour éviter des passages à l’acte des pédophiles. "Au départ, je me disais que c’était mieux que cela se passe par ordinateur qu’en vrai", a-t-il déclaré. "Je me suis rendu compte que ça ne faisait qu’exacerber les fantasmes de certains."

L’homme a estimé que cela faisait un an et demi, depuis son arrestation, qu’il vivait un cauchemar… Une autre audience est prévue pour entendre le réquisitoire et les plaidoiries.