Faits divers Tous deux ont été interpellés en juin dernier pour cette attaque déjouée in extremis par la DGSI.

Le 21 juin dernier, un Belge de 37 ans a été inculpé et placé sous mandat d’arrêt dans un dossier de terrorisme. Contacté par La DH, le parquet fédéral n’a pas donné suite. Cet homme est soupçonné d’avoir incité un adolescent français de 13 ans à commettre un attentat au couteau.

L’affaire, révélée mercredi par L’Express, a bénéficié d’une discrétion totale et ce n’est que cinq mois après les arrestations que l’on en connaît la teneur.

Pourquoi une telle confidentialité ? Car les autorités belges, françaises et suisses avaient besoin de travailler en sous-marin.

Mardi, en France et en Suisse, neuf et hommes et une femme ont été interpellés lors d’un vaste coup de filet. Ils sont soupçonnés d’avoir planifié un attentat.

Selon L’Express, l’un d’entre eux, un Suisse de 27 ans, était l’un des hommes qui a radicalisé l’adolescent de 13 ans, originaire de Vitry-sur-Seine, en région parisienne.

La nuit du 20 au 21 juin, veille de la Fête de la musique, ce mineur d’âge a été interpellé en rue, à proximité de son domicile en possession d’un couteau, par les policiers français de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Il venait d’échanger avec d’autres personnes sur un fil de discussion privé de la messagerie cryptée Telegram, prisée des djihadistes.

C’est à la suite de cette discussion que le Belge de 37 ans, dont l’identité était encore inconnue hier, a été interpellé en Belgique puis placé sous mandat d’arrêt.

L’homme était vraisemblablement suivi par la justice belge, si l’on en croit la rapidité avec laquelle il a été identifié puis arrêté.

À travers les messages échangés sur Telegram, l’adolescent, qui avait pris le pseudonyme d’Abou Ismaïl, avait annoncé son désir d’aller frapper des passants au hasard, en pleine rue et à une heure avancée de la nuit, à l’aide de son couteau. Plusieurs de ses correspondants - mais pas tous - l’ont poussé à agir et lui ont donné des conseils.

Finalement, le jeune a écrit un court message d’allégeance à Abu Bakr el-Baghdadi, le dirigeant de l’État islamique, au stylo et sur une feuille d’écolier. Il s’est pris en photo ainsi et l’a publiée sur le groupe Telegram.

Ce même groupe a ensuite été supprimé peu après, ses participants pensant que le gamin allait passer à l’acte.

C’était sans compter sur un renseignement policier qui a permis l’arrestation de l’adolescent, avant qu’il ne commette le pire.