Faits divers L’ouverture de la chasse aux canards a viré à la catastrophe ce mercredi au Bizet

Ce mercredi 15 août était synonyme d’ouverture de la chasse aux colverts en Belgique.

Pour l’occasion, le propriétaire d’un large terrain situé aux alentours d’une ferme située à la Drève des Rabecques au Bizet, dans l’entité de Comines-Warneton, avait convié une vingtaine de chasseurs venant de toute la Belgique à pratiquer leur passion sur ses terres.

Sur le coup de 15 h 30, la troupe s’est scindée et dispersée sur trois différents secteurs. Une partie des chasseurs a alors emprunté un chemin d’un mètre de large situé le long d’une roseraie, près d’un étang. Les différents chasseurs, dont les armes étaient fermées et chargées, se sont alors disposés en ligne tout en restant bien espacés de plusieurs mètres les uns des autres.

"Les chasseurs étaient alors soit debout, soit assis sur des trépieds", détaille Frédéric Bariseau, premier substitut du procureur du Roi de la division de Tournai dans l’arrondissement judiciaire Mons-Tournai. "L’un d’entre eux a donc perdu l’équilibre et, en tombant, il a actionné son arme touchant alors son voisin sur le flanc gauche."

Un médecin généraliste était alors présent parmi les chasseurs. Il a pu prodiguer les premiers soins à la victime en attendant l’arrivée des secours en provenance d’Armentières, en France.

Malheureusement, le Samu n’a rien pu faire pour ramener le chasseur à la vie.

La victime est un homme âgé de 65 ans, originaire d’Éghezée, dans la province de Namur. La procédure en est au stade de l’information mais on parle tout de même bien d’un homicide involontaire.

"Les hommes de la police judiciaire sont descendus sur place à l’instar d’un médecin légiste qui a procédé à un examen externe. Des experts balistiques de l’Institut national de criminalistique et de criminologie se sont également rendus sur place. Évidemment, la thèse de l’accident est la plus plausible."

Tout va être analysé afin de s’assurer qu’il n’y a aucun défaut de prévoyance ou de précaution dans le chef du tireur, voire de l’organisation.

En attendant, l’arme en question a été saisie et un test de toxicologie a été effectué sur l’homme à l’origine du coup de feu.