Faits divers Ce Belgo-Algérien a aussi été condamné à 10 ans. Il comptait cibler le Shape

e tribunal correctionnel de Liège a, en plus d’une condamnation à une peine de prison pour terrorisme, prononcé, vendredi, une déchéance de nationalité belge à l’encontre du condamné. Cette mesure ne peut viser que des condamnés pour terrorisme à cinq ans minimum.

C’est la deuxième fois qu’un tribunal applique ainsi la loi du 20 juillet 2015, en vigueur depuis le 15 août 2015.

Le condamné est Noureddine Hamecha, un homme né en Algérie en 1983, qui avait acquis la nationalité belge. Vendredi, il a été reconnu coupable de participation aux activités d’un groupe terroriste. En récidive légale, il s’est vu infliger 10 ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Un lourd passé délinquant

Hamecha avait été arrêté le 29 juillet 2016 à Liège. Il a un lourd passé délinquant : condamnations pour vols avec violences, extorsion et stupéfiants.

Il était sorti de prison en 2013. Dès 2014, il était signalé comme radicalisé Noureddine Hamecha a beaucoup voyagé à l’étranger dans les années qui ont suivi. Il a effectué de nombreux transferts d’argent via Western Union. Il a mis en contact des jeunes femmes avec des combattants européens de l’Etat islamique en vue d’un mariage. Il aurait été impliqué dans la fabrication de faux papiers.

Les surveillances se sont intensifiées en juin 2016. Noureddine Hamecha a fait l’objet de contrôles sévères lors de voyages en Irlande et en Espagne. Ce qui lui aurait mis la puce à l’oreille et convaincu de troquer sa casquette de logisticien pour celle d’opérationnel.

Il avait applaudi à l’attentat commis le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice. Il avait laissé entendre à un contact de l’EI qu’il allait recevoir des armes et qu’il allait frapper.

Une des cibles évoquées était un vide-greniers organisé à intervalles irréguliers près du Shape à Casteau (Mons).

Les militaires américains y revendent régulièrement les appareils qu’ils ne peuvent emporter dans leur nouvelle affectation. Ces prémices d’un passage à l’acte avaient convaincu le juge de mettre Hamecha à l’ombre.