Faits divers

Ce lundi soir, Isabelle Galant, désormais conseillère communale à Lens (cette ancienne bourgmestre avait fait l’objet d’un vote de méfiance) se disait choquée. La sœur de la députée jurbisienne évoquait un appel à candidatures pour le poste de responsable de la population.

"En juin dernier est organisé un examen. Une pub est faite sur le site Internet de la commune et sur le site du Forem. Résultat : six candidats, deux participants à l’examen et aucune réussite. J’apprends, par hasard, la semaine dernière qu’un nouvel examen a été organisé. J’interroge donc le directeur général sur la publicité qui en a été faite. Il me répond qu’il est reparti sur des candidatures spontanées. Ce qui pour moi signifie qu’il convoque à l’examen des candidats qui ont envoyé leur CV spontanément à la commune. Jusque-là, tout semble normal. Sauf que l’on me dit que M. Messin, qui est également échevin à Colfontaine, a utilisé son compte Facebook personnel pour faire un appel à candidatures."

Pour la conseillère communale, cette manière de procéder prouve qu’à Lens, les autorités communales continuent à privilégier les amis des amis.

Et Mathieu Messin de se défendre : "Avant mon appel sur Facebook, il y a eu deux examens pour lesquels des appels ont été effectués via le Forem, l’Union des villes et communes, le site de Lens… En réponse à chacun de ces deux appels, nous avons reçu quatre CV. et deux personnes ont passé les examens mais personne n’a réussi."

Il fallait donc trouver une solution pour procéder au remplacement de la future pensionnée. "J’ai lancé cet appel sur Facebook et cela a eu un succès fou. Il y a, en effet, eu 116 partages et au final, quinze candidats ont envoyé leur CV, quatre ont passé l’examen et deux ont réussi. Quinze CV, cela fait quasiment quatre fois plus que lors des premiers appels."

Selon le directeur général, la "dénonciation" de la conseillère est une goutte d’eau dans un océan. "Entre elle et moi, il y a un passé certain et elle ne fait rien pour calmer cela. Elle a déjà introduit dix recours contre moi, notamment concernant le vote d’un compte, et elle n’a jamais obtenu gain de cause."

Et Mathieu Messin de préciser qu’il est légal de procéder de la sorte. étant donné qu’il n’y avait pas de constitution de réserve de recrutement. "Je n’étais même pas obligé de faire un examen ni de faire un appel;"

Un directeur général nous a confirmé la légalité de cette manière de faire mais…" Il est vrai que si ce n’est pas contraire à la loi, ce n’est pas très déontologique."

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