Faits divers

L’inspecteur de la zone de police Midi est en aveux, mais n’a jusqu’à présent fait l’objet d’aucune sanction

BRUXELLES Un policier de la zone Midi (Anderlecht, Saint-Gilles et Forest) fait actuellement l’objet d’une instruction après avoir tenté de flouer son assurance.

Marc, 32 ans et inspecteur à Anderlecht, avait signalé le vol de son véhicule au printemps 2011. Lequel avait ensuite été retrouvé brûlé. Mais c’était sans compter sur le flair de l’assurance de notre policier… Celle-ci n’a pas tardé à mettre au jour la supercherie vu que sa voiture n’avait pas été forcée ! S’étant portée partie civile dans la foulée, une instruction a en conséquence été ouverte auprès du parquet de Namur.

Lors d’une perquisition au domicile de l’intéressé, on a en sus saisi son arme de service et, probablement, la clé de sa berline. Or, un policier ne peut en théorie pas ramener son pistolet chez lui après le boulot, sauf autorisation contraire de la part de son chef de corps.

Précisons encore que l’objectif de Marc était de se faire rembourser son véhicule – dont la valeur actuelle tournait aux alentours de 15.000 euros – au prix du neuf comme prévu par son contrat d’assurance, soit environ 25.000 euros.

Résultat ? L’homme est d’entrée de jeu passé aux aveux, mais n’a jusqu’à présent fait l’objet d’aucune sanction.

Renseignement pris auprès de sa zone de police, on se refuse à tout commentaire “parce qu’une instruction et une enquête interne” seraient toujours “en cours”.

Officieusement, on justifie cette absence de prise de décision par le fait que des policiers inculpés se sont déjà vu acquitter par la suite. Lesquels n’auraient alors pas manqué de réclamer à leur zone de police des dommages et intérêts. Toujours est-il que, dans le cas de figure présent, le policier a avoué et ne devrait donc pas être acquitté. Au contraire.

Même si peu de doute subsiste, le parquet de Namur refuse également de confirmer l’inculpation du policier !

Quant à notre ministre de l’Intérieur, celle-ci se déclare incompétente en la matière puisqu’il s’agit d’un policier local. Joëlle Milquet précise à ce propos ne pouvoir prendre de sanction qu’à l’encontre de policiers fédéraux.

Cependant, Marc regretterait. Son acte serait consécutif à une séparation l’ayant plongé dans les soucis financiers. Un policier qui risque néanmoins à l’avenir d’être suspendu temporairement, voire licencié dans le pire des cas.


© La Dernière Heure 2013