Faits divers Une dame de 55 ans se voit définitivement condamnée pour cruauté envers les animaux.

La cour d’appel de Bruxelles a déclaré mardi irrecevable l’appel interjeté par Patricia B. contre un jugement prononcé par le tribunal correctionnel en mai 2016. La prévenue se voit donc définitivement condamnée à une amende pénale de 12.000 euros, avec sursis pour la moitié, pour avoir détenu chez elle des animaux sans le permis d’environnement nécessaire et pour avoir enfreint la loi relative à la protection et au bien-être des animaux.

Les faits pour lesquels Patricia B. devait comparaître sont tout sauf banals. Entre novembre 2011 et juin 2012, cette dame de 55 ans, vétérinaire de profession, avait recueilli dans un appartement avenue des Nerviens à Etterbeek une cinquantaine de rats, quinze octodons, une vingtaine de gerbilles, des souris et deux perruches dans des cages inadaptées à leur nombre et à leur taille. Elle avait aussi omis de les nourrir et de leur prodiguer les soins élémentaires.

Ce n’est pas tout, l’intéressée avait par la suite détenu deux perroquets gris du Gabon, deux cacatoès, un perroquet, quatre perruches, deux rats de Gambie (sorte de rats géants), treize octodons, quarante-six rats, trois hamsters, onze gerbilles, deux geckos et cinquante et une souris, dans les mêmes mauvaises conditions, dans un autre appartement à Etterbeek, avenue de la Chasse, entre juin 2012 et février 2013. L’ampleur de cette détention d’animaux de toutes sortes, principalement des rats et des volatiles, avait été découverte le 7 février 2013, comme La DH le relatait dans ses pages le 8 février 2013. La police était intervenue à l’appartement de l’avenue de la Chasse, appelée par des voisins qui se plaignaient d’odeurs nauséabondes. Effrayés, les policiers avaient demandé l’aide, notamment, des spécialistes animaliers du centre de revalidation de la Ligue royale belge pour la protection des oiseaux (LRBPO). Toutes les bêtes avaient été saisies !

Patricia B. avait été renvoyée devant le tribunal correctionnel pour une infraction liée à la détention d’animaux dans des infrastructures non adaptées et non agréées et pour une infraction relative à la loi sur la protection des animaux. Condamnée à une amende pénale, elle avait ensuite fait appel. Mais elle ne s’est présentée à aucune des audiences fixées. La cour l’a donc jugée par défaut. Les juges ont constaté que celle-ci n’avait pas déposé la requête qui indique précisément les griefs élevés contre le jugement. Son appel a donc été jugé irrecevable. Il semble que Patricia B. vive désormais en région liégeoise…