Faits divers

Craignant qu’elle soit piégée, les policiers ont ouvert l’armoire au moyen d’un jet d’eau ultra-puissant


BRUXELLES Lorsque les forces spéciales de la police fédérale ont analysé le GSM du malfrat qu’ils venaient de stopper sur l’autoroute, ils ont immédiatement envoyé les artificiers là où il vivait, au numéro 9 de la rue de la Courtoisie, à Anderlecht. Vers 16 h, les habitants de cette rue tranquille composée de maisons unifamiliales ont été invités par la police à prestement quitter leur domicile. Deux personnes âgées ont par ailleurs été placées en milieu hospitalier. “La police a sonné chez moi et nous a demandé de quitter les lieux immédiatement” , explique Boris, un voisin proche du numéro 9. “On nous a proposé de nous réunir dans un café de la chaussée de Ninove, tout près du boulevard Prince de Liège. Personnellement, j’ai préféré emmener ma famille plus loin…”

Sur place, les policiers n’avaient pas l’air de savoir ce qu’ils devaient faire, remarque Boris. “L’un d’entre eux m’a dit que la maison était bourrée d’explosifs. Et qu’ils ne savaient pas comment ils allaient faire pour éviter de tout faire sauter. Un autre m’a dit qu’ils pensaient qu’il y avait au moins 20 kg de dynamite dans la maison.”

Avançant à très petits pas, précédés par leurs chiens chasseurs d’explosifs, les artificiers de la police fédérale ont finalement ouvert une armoire signalée par leurs chiens au moyen d’un jet d’eau ultrapuissant. À l’intérieur, des sacs remplis d’explosifs et des armes de guerre. Vers 19 h 30, le périmètre de sécurité fut levé, puis de nouveau très rapidement réactivé suite à la découverte de fils électriques suspects. Fausse alerte. Le périmètre a été levé vers 21 h.



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