Faits divers La famille se faisait discrète et était peu connue dans le quartier de Dworp.

L’ambiance était à la stupéfaction ce lundi à Molenbeek, mais aussi à Beersel, dans le Brabant flamand. Les habitants n’imaginaient pas un seul instant le drame familial qui s’était joué quelques heures plus tôt dans ces deux communes.

Quelques dizaines de personnes se trouvaient encore en milieu d’après-midi à proximité du parking où s’est déclaré l’incendie de ce lundi matin. Une agitation qui pouvait presque paraître normale pour ce quartier composé de grands buildings d’appartements situés près du très utilisé boulevard Mettewie à Molenbeek. Quelques curieux se massaient au milieu des riverains venus constatés près de l’entrée du garage souterrain que leurs véhicules étaient bloqués. "Ma voiture est dedans. On se demande vraiment ce qui s’est passé. On n’en sait pas si c’est en lien avec la personne qui s’est jetée du vingtième étage ce matin. En tout cas, c’est triste. Apparemment l’homme était taximan, mais on ne le connaissait pas. Il y a tellement de monde dans le quartier que c’est compliqué de connaître chaque habitant", explique un riverain du building voisin.

La famille n’était pas très connue non plus dans le petit village de Dworp (Tourneppe) dans la commune de Beersel. Tous les voisins rencontrés les décrivent comme très discrets. Leur implication dans la vie de quartier était pratiquement inexistante dans cette rue divisée par une immense chaussée où la circulation est incessante. "On ne les connaissait pas bien. C’était juste un salut et puis ça en restait là. C’était des gens très polis qui n’ont pas posé de problèmes. Ça doit faire quatre ou cinq ans qu’ils vivaient ici. Ce drame est incroyable pour nous. Ils se disputaient souvent, mais le lendemain, c’était déjà terminé", raconte un voisin direct également propriétaire d’un magasin situé à quelques mètres à peine du domicile où s’est joué le drame.

Le contact relativement rare était très cordial, comme le confirme le voisin situé en face de la maison, Edgard Leroy : "Il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas originaires du village qui y habitent. C’était leur cas. Le père était quelqu’un de sympathique qui disait toujours bonjour. On n’aurait jamais pu imaginer le drame qui s’est joué dans cette maison, même si les disputes étaient fréquentes. C’est triste. C’était une famille comme il y en a beaucoup à Dworp" .

Les sentiments des habitants du village étaient un mélange de tristesse, d’incompréhension et d’étonnement. "À part le trafic routier, c’est très calme. C’est tellement difficile d’imaginer ça. On ne sait pas trop quoi dire car on ne les connaissait pas. C’est une situation extrêmement triste. C’était impensable pour nous. On pense aussi aux trois petits enfants", explique une riveraine.