Faits divers

C’est un simple différend qui semble être à l’origine de la mort de Valentin Vermeesch, un jeune Wanzois de 18 ans, dont le corps sans vie a été retrouvé en Meuse dans la soirée de vendredi.

Valentin qui avait l’habitude de fréquenter le quartier du Batta à Huy où vit sa grand-mère, s’est manifestement disputé avec d’autres jeunes : un mineur d’âge et quatre majeurs d’une vingtaine d’années. Dans ce contexte, des coups ont été portés à Valentin. Ne sachant plus quoi faire, les jeunes ont jeté Valentin en Meuse en ne lui laissant pas la moindre chance puisque la victime était bâillonnée et menottée.

Ne voyant plus son petit-fils qui avait l’habitude de loger chez elle, la grand-mère de Valentin s’est rendue à la police afin de signaler sa disparition. Une enquête a été initiée et assez rapidement, la rumeur du meurtre de Valentin est remontée jusqu’aux oreilles des enquêteurs. Le vélo du jeune homme avait été retrouvé en bord de Meuse à Huy et début de la semaine dernière, la Meuse avait été sondée non loin de l’endroit où le corps a finalement été retrouvé.

Le lendemain de la triste découverte, l’une des cinq personnes impliquées dans la mort de Valentin s’est rendue à la police sur conseil d’un ami afin d’avouer avoir été présente lorsque Valentin a été jeté en Meuse tout en assurant ne pas lui avoir fait de mal.

À partir de là, il n’a pas fallu longtemps aux enquêteurs pour retrouver quatre autres personnes, elles aussi, présumées responsables de la mort du jeune homme.

Entendus, les cinq individus sont en aveux partiels sur les faits. Ils admettent tous avoir été présents au moment où Valentin a été frappé puis jeté à l’eau. Ils se rejettent par contre la responsabilité de coups et du fait d’avoir jeté la victime dans le fleuve. L’un d’eux explique même qu’il pensait que Valentin aurait pu en sortir vivant…

Les quatre majeurs ont été placés sous mandat d’arrêt des chefs de meurtre et de torture. Ils comparaîtront vendredi devant la chambre du conseil de Huy. Quant au mineur, il a été placé en IPPJ pour une durée de trois mois.

Plusieurs de ces jeunes hommes ont déjà des antécédents judiciaires. Certains connaissaient la victime alors que d’autres non.

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