Faits divers De plus en plus de femmes brisent le tabou qui entoure les violences obstétricales

Gestes brutaux, césariennes imposées, épisiotomies subies, mauvaise prise en charge de la douleur... De plus en plus de femmes dénoncent la violence du personnel médical lors de leur accouchement. Au début des années 2000, un mot a été mis sur ces pratiques : les violences obstétricales. Céline fait partie de ces femmes qui ont vécu leur accouchement comme un véritable traumatisme. "La première chose qu’on m’ ait faite quand je suis arrivée, c’est de me raser le sexe, avant même de me dire bonjour et de me demander comment j’allais. Je m’étais pourtant rasée une semaine plus tôt. Je me suis sentie humiliée. Ensuite, on m’a demandé de rester allongée sur le dos dans une position inconfortable et on m’a sanglée. Les seuls moments où une infirmière entrait dans la pièce, c’était pour m’engueuler parce que je bougeais trop. J’ai fini par demander une péridurale à cause de la douleur mais elle n’a pas fonctionné. Je sentais encore tout. Je pleurais et je criais mais on m’a traitée de menteuse, de comédienne", raconte la jeune maman d’un garçon de trois ans.

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