Faits divers Pour lutter contre l’utilisation des GSM, ils sont moins chers et plus efficaces.

Les GSM en prison. Autant que la drogue qui circule dans les cellules, le phénomène est un véritable fléau contre lequel les autorités carcérales tentent de lutter depuis de nombreuses années, sans avoir jamais vraiment gagné la bataille. Certains prisonniers détiennent chacun jusqu’à une dizaine de portables derrière les barreaux. Des moyens de communication vers l’extérieur qui permettent de joindre la famille, les amis, mais aussi parfois de poursuivre son trafic ou ses autres activités criminelles depuis le fond de sa cellule.

Avec l’achat des brouilleurs d’ondes fixes, l’administration pénitentiaire pensait enfin endiguer le phénomène. Mais ce système n’a pas vraiment porté ses fruits.

Utilisé jusqu’ici dans deux établissements, comme l’indique le ministre de la Justice au député fédéral Gautier Calomne, il a été abandonné à la prison de Beveren et ne sert plus désormais qu’au sein de l’établissement de Marche-en-Famenne. Mais là aussi, la mise à jour de ces brouilleurs fixes n’est plus prévue. "Le fait que la délimitation de l’espace brouillé ne puisse être suffisamment affinée provoque des perturbations non souhaitées en dehors de l’enceinte de la prison", précise encore Koen Geens. Raison pour laquelle ces systèmes fixes ne seront pas installés dans d’autres prisons. Un nouveau système, plus performant et moins cher, est désormais testé : celui des brouilleurs mobiles.

"Face à un facteur de risque en constante évolution, il est essentiel d’adapter les moyens aux défis de la sécurité en prison", estime le député fédéral MR, Gautier Calomne, ravi de ce changement. "Le respect de la sécurité au sein de nos prisons nécessite une modernisation constante des techniques de contrôle, y compris au niveau des communications GSM. L’effort de sécurisation des prisons doit se poursuivre à la fois pour les agents pénitentiaires, les prisonniers et les visiteurs, ainsi que pour les fournisseurs", conclut celui qui compte suivre la situation de près.