Faits divers La victime, née en 1979, était originaire de Saint-Josse.

Les habitants du quartier du Val des Seigneurs à Woluwe-Saint-Pierre ont appris avec stupeur le meurtre qui s’est déroulé à proximité de chez eux dans la nuit de mardi à mercredi. "On n’a rien remarqué de spécial cette nuit-là. Je n’ai pas de souvenirs d’avoir entendu une sirène ou aperçu des gyrophares. Une habitante de l’immeuble nous a raconté la même chose ce samedi. Normalement, c’est un endroit calme ici", explique un habitant de la rue.

Le locataire, inculpé du chef de meurtre, n’était pas connu personnellement des riverains que nous avons rencontrés. Mais ces derniers croisaient régulièrement l’homme, né en 1986. Il se promenait souvent avec son chien. "Le locataire se baladait régulièrement avec son animal qui était d’ailleurs un peu fou voire agressif. On le voyait, mais on ne discutait pas avec lui. Il habitait là depuis moins d’un an environ. C’est d’ailleurs un peu la règle dans le quartier. Il y a beaucoup d’appartements et ça change pas mal", racontent deux riverains de longue date à proximité du lieu des faits.

On en sait également un peu plus concernant le cadavre retrouvé dans l’appartement situé rue Val des Seigneurs. La victime, Hakim Menhal, était un collègue du locataire. Il habitait dans la commune de Saint-Josse et était né en 1979.

Pour rappel, cette sordide histoire a débuté quand une personne a contacté la police en expliquant avoir reçu un message d’une connaissance via Whats-App. Cette dernière lui avait envoyé une photo d’un cadavre emballé. Des policiers se sont rendus au domicile de l’auteur du message. La police n’avait, au départ, rien constaté d’anormal dans l’appartement situé au rez-de-chaussée de l’immeuble. Ce n’est que par après qu’ils ont découvert le cadavre dans la salle de bain.

Les premières constatations avaient attesté de traces de strangulation sur la victime. Le parquet de Bruxelles avait saisi un juge d’instruction du chef de meurtre et est descendu avec ce dernier sur les lieux des faits. Le procureur du Roi avait désigné un médecin légiste ainsi que le laboratoire de la police fédérale afin de se rendre sur place.

Le mobile des faits résiderait dans une relation conflictuelle entre l’auteur et la victime. Le suspect, en aveux et sous mandat d’arrêt, comparaîtra prochainement devant la chambre du conseil de Bruxelles.