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Un défi majeur pour le futur président américain

WASHINGTON Le futur président américain Barack Obama, déjà confronté aux défis d'une profonde crise économique et du bourbier afghan et irakien, se voit contraint d'ajouter l'inextricable conflit israélo-palestinien à la liste de ses priorités, dès sa prise de fonction le 20 janvier.

"Manifestement, la situation est devenue encore plus compliquée au cours des deux derniers jours et des dernières semaines [...] Mais c'est une chose (la paix) pour laquelle il est déterminé" à œuvrer, a déclaré David Axelrod, l'un des conseillers de M. Obama.

Le président élu , en vacances à Hawaï, "surveille la situation" , a ajouté M. Axelrod sur la chaîne de télévision CBS.

"La future administration comptait sans doute s'installer au pouvoir, observer le résultat des élections israéliennes (le 10 février) puis formuler son approche. Mais ils n'ont désormais plus ce luxe, ils vont devoir réagir à une crise sur le terrain" , estime Tamara Wittes, experte du Proche-Orient à la Brookings Institution.

De passage en juillet dans la ville israélienne de Sderot, cible régulière des tirs de roquettes palestiniennes, le candidat à la Maison-Blanche Barack Obama avait pris fait et cause pour Israël face au Hamas. "Si quelqu'un tirait des roquettes sur ma maison où mes deux filles dorment chaque soir, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour faire cesser cela" , avait-il déclaré.

Le 1er décembre , le jeune élu avait souligné que le processus de paix au Proche-Orient serait l'un des dossiers prioritaires de sa secrétaire d'État Mme Clinton.

Toutefois, en attendant l'investiture, l'équipe Obama préfère botter en touche sur cette question qui vient s'ajouter à une pile de dossiers brûlants, dont une économie américaine en pleine débâcle et deux guerres en Irak et en Afghanistan.

M. Axelrod a répété que M. Barack Obama maintiendrait la "relation spéciale" entre les Etats-Unis et Israël. Mais, a-t-il fait valoir, "durant cette période de transition il n'y a qu'un seul président et le président Bush parle au nom des États-Unis jusqu'au 20 janvier" . Bref, chaque chose en son temps.



© La Dernière Heure 2008