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La violence demeure la seule arme à l'ordre du jour au Proche-Orient

GAZA Pour la troisième journée d'affilée, l'aviation israélienne a frappé lundi les activistes palestiniens de Gaza, où l'on dénombre plus de 320 morts, dont un chef militaire du Hamas et une soixantaine de civils.

"Nous sommes en guerre totale avec le Hamas et leurs pareils" , a déclaré le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, justifiant ce déchaînement de violence sans précédent dans le territoire depuis la guerre de 1967.

La maison de Maher Zakout, un haut responsable des Brigades Ezzedine Kassam, la branche militaire du Hamas, a été détruite par l'aviation israélienne, mais celui-ci ne s'y trouvait pas à ce moment, a-t-on appris de source proche du mouvement.

Ce raid a toutefois fait sept morts, dont des membres de sa famille, et une vingtaine de blessés, portant à 325 le nombre de Palestiniens tués depuis le début de l'offensive israélienne, samedi.

À Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, un chef militaire du Djihad islamique recherché par Israël a quant à lui été tué lundi dans un raid aérien, ainsi que trois autres membres de ce groupe radical proche du Hamas et un enfant.

Les bombardements du jour ont aussi visé le ministère de l'Intérieur du gouvernement du Hamas, qui coiffe les 13.000 membres des forces de sécurité du groupe islamiste palestinien, mais le bâtiment avait été préalablement évacué.

L'opération se poursuivra "jusqu'à ce que la population du sud d'Israël ne vive plus dans la terreur et dans la crainte des tirs incessants de roquettes", a prévenu le gouvernement israélien. Cela pourrait prendre encore "des jours", a précisé un porte - parole militaire.

Mais le Hamas a poursuivi ses tirs de roquettes sur Israël tuant le quatrième civil depuis l'embrasement de ce week-end, qui a pulvérisé la trêve précaire de six mois parrainée par l'Égypte et arrivée à expiration le 19 décembre.

Après trois jours de pilonnages aériens, l'étroite bande côtière surpeuplée offrait une vision de chaos et de ruines et ses hôpitaux étaient débordés par l'afflux de blessés. Alors quelques-uns des centaines de blessés palestiniens ont commencé à être évacués vers l'Égypte.



© La Dernière Heure 2008