Monde Bien avant le tirage de la Coupe du Monde, les réservations vont bon train. Certains hôtels affichent déjà complet !

Les Diables Rouges ont leur ticket en poche pour la Russie et ils n’ont pas dû attendre ces deux dernières journées de qualification pour s’assurer d’une participation à la 21e Coupe du Monde.

Mais comme les autres qualifiés, dont 9 ne sont pas encore connus, il leur faudra patienter jusqu’au 1er décembre, date du tirage des groupes pour savoir où ils évolueront et contre quels adversaires.

En effet, 11 villes accueilleront les 64 rencontres, sélectionnées par pôles géographiques pour limiter les déplacements des équipes. Il s’agit de Kaliningrad, Saint Pétersbourg, Moscou, Rostov, Sotchi, Volgograd, Saransk, Samara, Kazan, Nizhni Novgorod et Ekaterinbourg.

Alors, certes , vous pouvez tenter l’affaire dès à présent et réserver des séjours vers ces 11 villes russes (pour autant que vous puissiez annuler sans frais ou que vous trouviez un amateur pour racheter vos nuits d’hôtel parmi les supporters des autres équipes si les Diables n’y jouent pas). Cette étape franchie, qui ressemble cependant à un fameux coup de poker, encore faudra-t-il dénicher une place, sous peine de participer à la fête locale sans voir… le match. Ce qui serait quand même un comble.

Nous avons cependant effectué un premier coup de sonde des prix pratiqués dans ces différentes villes. Nous avons pris comme base un séjour de 3 nuitées, dans chacune des villes concernées. De quoi arriver, profiter un peu de la ville, voir le match et repartir le lendemain.

Premier constat : les hôtels semblent d’ores et déjà pris d’assaut car sur un site comme Booking, certaines chambres ne sont déjà plus disponibles et la majorité des hôtels affichent une forte demande, avec des réservations en continu, parfois jusqu’à une centaine en moins de 24 heures pour les plus prisés et importants, comme c’est le cas à Moscou.

Et si des tarifs abordables sont encore disponibles dans certaines villes, il faut aussi reconnaître que les chambres proposées plairont davantage aux nostalgiques de l’ère soviétique qu’aux amateurs d’un certain confort. Mais entre 50 et 100 € les trois nuitées, il ne faut pas faire non plus la fine bouche.

Dans les grandes villes comme Saint Pétersbourg ou Moscou, un budget moyen de 200 à 300 € peut suffire pour 3 nuits en trois étoiles, mais ces chambres vont vite partir et l’offre supérieure s’affiche déjà entre 600 et 1.000 €. Ailleurs, comptez entre 100 et 300 € en moyenne, mais même dans des villes de moindre envergure comme Samara ou Kaliningrad, il vous faudra assurément débourser plus de 500 à 600 € une fois le tirage connu.

Le rouble en eaux troubles

Les supporters désireux d’aller supporter les Diables Rouges en Russie doivent-ils dès à présent acheter leurs roubles, ou attendre la dernière minute pour bénéficier d’un taux de change plus favorable ? "Il est extrêmement difficile de prévoir l’évolution d’un cours d’une devise, et encore plus celle d’un pays émergent", souligne Xavier Timmermans, stratégiste chez BNP Paribas Fortis Banque privée.

Il y aura toutefois une fenêtre d’opportunité avant les élections présidentielles, si Vladimir Poutine est fidèle à lui-même. Le président russe pourrait alors jouer la carte nationaliste en haussant le ton contre l’Europe et/ou les États-Unis, afin de détourner l’attention des électeurs sur les problèmes internes. "Cela devrait peser sur le cours du rouble. Il y aura peut-être un rebond à la hausse lorsque la tension aura diminué".

Autre facteur qui pourrait faire évoluer favorablement pour nous le cours du rouble : la baisse des taux de la banque centrale russe, qui serait logique vu la diminution du taux d’inflation. "Si la banque centrale baisse ses taux, cela risque d’affaiblir le rouble".

Le cours du pétrole a également une influence sur la devise russe, cette fois à la hausse. Mais il ne devrait pas trop bouger à la hausse dans les mois à venir.

Xavier Timmermans suggère donc aux supporters de s’intéresser à l’évolution du cours du rouble et profiter d’un accès de faiblesse de la devise.