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Depuis que Michael Cohen, l'ex-avocat de Donald Trump, a confirmé avoir acheté le silence de deux maîtresses supposées du milliardaire, ces relations extraconjugales ont pris une toute autre dimension. Si le grand public considérait qu'il ne s'agissait que d'un énième scandale mettant en scène le président, le fait que ces paiements puissent avoir enfreint les lois fédérales de financement de campagne intéresse hautement les procureurs chargés de l'enquête.

A tel point que Donald Trump a évoqué pour la première fois lui-même la menace d'impeachment (destitution) qui plane au-dessus de lui.

Mais qui sont Karen McDougal et Stormy Daniels, les femmes par qui le scandale est arrivé?


Karen McDougal, l'institutrice devenue Playmate

Lorsqu'elle était gamine, Karen McDougal rêvait de devenir ballerine, elle finira par enseigner dans une école de Détroit (Michigan) avant de devenir une star de Playboy.


Son "autre carrière" a commencé en 1997, quand la jeune femme alors âgée de 26 ans décide de participer à un concours de beauté organisé par la marque de maillots de bain Venus Swimwear. C'est là qu'elle se fait repérer par hasard par un photographe travaillant pour le magazine Playboy. Très vite, les équipes d'Hugh Hefner lui proposent de faire un essai qui s'avérera concluant. Tout s'enchaîne alors pour Karen qui devient "playmate du mois de décembre en 1997" et "playmate de l'année 1998".

Durant près de 4 ans, elle surfera sur cette vague avant de s'orienter vers le fitness où elle posera comme modèle dans des magazines spécialisés en la matière.

Malgré ce changement d'horizon, elle n'a jamais cessé d'incarner un fantasme pour les lecteurs assidus du magazine qui n'ont pas hésité à l'élire "deuxième meilleure playmate des années 90" derrière... Pamela Anderson.

Donald Trump s'est-il rappelé de ses photos osées lorsqu'il aurait débuté une relation avec elle en 2006 ? Impossible de le savoir. Pour rappel, le président a toujours nié avoir entretenu une relation avec elle.

"Il y avait des sentiments entre nous"

Selon la principale intéressée qui a réussi à briser son contrat de confidentialité, leur première relation sexuelle se serait déroulée dans un hôtel de Los Angeles en juin 2006. "Après notre relation, il a essayé de me payer. Et je ne savais pas quoi en penser", avait-elle déclaré sur CNN en mars dernier. "Je l'ai regardé et je lui ai dit 'je ne suis pas comme ça, je ne suis pas ce genre de fille'. Cela m'a fait mal, j'en ai pleuré".

Malgré ce début houleux, le duo aurait décidé de se revoir... pendant 10 mois ! "On a passé beaucoup de temps ensemble, c'était une vraie relation, il y avait des sentiments entre nous deux", a-t-elle poursuivi. "Je savais qu'il était marié. Je m'excuse auprès de Melania". A cette époque, la femme de Donald Trump venait d'accoucher de leur fils Barron.

Afin de tourner la page, Karen McDougal se serait consolée dans les bras de... Bruce Willis. Sur cette photo, on peut voir les amoureux en vacances à Saint-Tropez en août 2007.

© reporters

Avant que Donald Trump devienne président, Karen est apparue à quelques reprises dans les médias, tantôt pour intervenir en tant qu'experte du monde de la mode, tantôt pour parler de sa maladie liée aux implants mammaires qu'elle s'était fait poser avant de devenir playmate. Aujourd'hui, ses interventions sont d'une toute autre nature.


Stormy Daniels, la plantureuse actrice porno

Tout comme Karen McDougal, Stephanie Clifford (de son vrai nom) s'intéressait beaucoup au ballet lorsqu'elle était petite. Mais c'est également une autre direction qu'elle a fini par suivre.

En effet, Stephanie (encore mineure) décide d'utiliser la bourse qu'elle avait obtenue afin de se lancer dans le strip-tease. A l'âge de 18 ans, elle en fait son métier principal et enchaîne les spectacles où elle met à profit ses talents de danseuse.

Comme d'autres jeunes filles avant elle, elle se rend finalement à Los Angeles afin de tenter sa chance en tant qu'actrice. Mais contrairement aux ambitions des autres jeunes filles, son rêve à elle, c'est de tourner dans des films X. 

Jamais avare de nouvelles actrices, Brad Armstrong, un producteur de films porno canadien, lui donne sa chance et la fait tourner dans ses films. Il la "teste" dans des scènes lesbiennes avant de la propulser au rang d'actrice principale dans un film où il lui donne la "réplique". Manifestement convaincu de son talent, il la fait signer un contrat d'exclusivité avec sa boite, "Wicked Productions".


Au moment où elle affirme avoir eu une relation sexuelle avec Donald Trump, en juillet 2006, "Stormy Daniels" est toujours au sommet de sa gloire. Elle vient d'ailleurs de jouer son propre rôle dans le film "40 ans toujours puceau" aux côtés de Steve Carell et, dans un autre registre, "Da Vagina Code" dont le titre laisse peu de place aux doutes.

Le jour où elle a donné une fessée à Donald Trump

Dès 2011, elle raconte sa soirée avec Donald Trump au quotidien In Touch qui avait choisi de ne pas publier l'histoire. Inutile de dire qu'il s'est depuis ravisé. Dans cette interview, elle explique sans détour que leur partie de jambes en l'air "n'avait rien de fou". "Il n'y avait qu'une seule position. C'était ce à quoi on pouvait s'attendre avec un homme de son âge".

Dans un entretien accordé à l'émission CBS en mars dernier, elle continue son récit et explique notamment avoir commencé par repousser Donald Trump et "avoir fait mine de le fesser avec un magazine où il apparaissait en Une", avant de finalement accepter ses avances et finir la soirée avec lui. 

C'était en marge d'un tournoi de golf à Lake Tahoe en juillet 2006. Lorsqu'elle lui aurait parlé de Melania, il lui aurait simplement répondu "ne t'inquiète pas, on fait chambre à part". Il lui aurait églament confié qu'elle lui faisait beaucoup penser à sa fille, Ivanka. Tout comme elle, Stormy Daniels lui semblait "belle et intelligente".


Selon elle, ils n'auraient couché ensemble qu'une seule fois et ce, même s'ils sont restés en contact durant près d'un an. Donald Trump, lui, nie toujours avoir eu une relation avec la principale intéressée.

Qu'à cela ne tienne, Stormy Daniels est bien décidée à mettre à profit le tapage médiatique autour d'elle pour faire la promotion de sa tournée "Make America Horny Again" (ndlr : rendre son excitation à l'Amérique) où elle propose des shows dénudés. Des spectacles très lucratifs puisqu'elle facture le selfie 20 dollars, expliquent nos confrères de Paris Match. 

Face à ce journaliste, Stormy se dévoile et accepte de parler de sa fille. "Je n'aurais aucun problème à ce qu'elle fasse le même métier que moi. Je lui dirais d'y penser à deux fois parce que les gens vont la juger mais ce sera à elle de décider." Une chose est sûre : Stormy Daniels a parfaitement su rebondir après la divulgation de cette histoire. On ne peut pas en dire autant du principal intéressé...