Monde Jean-François Barnaba, 62 ans, est "gilet jaune" et fier de l'être. Dès qu'il le peut, il se rend sur les plateaux télé et parle aux médias pour défendre son point de vue. Cette omniprésence a fait de lui une figure connue et appréciée du mouvement de protestation. Mais sa situation est sans doute unique parmi les "gilets jaunes" puisque Jean-François Barnaba est un fonctionnaire "sans mission"... rémunéré 2.600 euros net par mois.

"Je suis rémunéré par le centre départemental de gestion, qui est un organisme chargé de reclasser les fonctionnaires privés d'emploi", confirme-t-il à France Bleu Berry.

Depuis 2008, il est "FMPE" pour "fonctionnaire momentanément privé d'emploi". Selon l'administration de l'Indre (département dans lequel il vit), il serait le seul agent dans ce cas de figure, peut-on lire dans Le Parisien. En d'autres termes, Jean-François Barnaba n'a plus reçu de mission depuis le 31 décembre 2008 mais est quand même payé 2.600 euros net par mois. "Ça m'a énormément marqué de me retrouver progressivement désocialisé, ça a été une épreuve très dure", s'est-il justifié à France Bleu. Dans Quotidien, il a précisé être privé d'emploi suite à un "conflit avec sa hiérarchie".

"Ce qui compte c'est le reste à vivre. J'ai sept enfants dont trois à charge et un reste à vivre de 800 €. Je suis locataire, ma maison a été l'objet d'une vente judiciaire, je n'ai rien", poursuit-il sur France Bleu. Raison pour laquelle il déclare se retrouver dans les revendications des "gilets jaunes".

Mais ses explications ne passent pas chez tout le monde.

Gil Avérous, maire LR de Châteauroux (dans l'Indre), s'est montré très critique et a appelé les médias à interroger "un autre gilet jaune".