Monde

Le secrétaire général adjoint de l'ONU aux Affaires politiques, l'Américain Jeffrey Feltman, effectuera de mardi à vendredi une visite officielle en Corée du Nord, a annoncé lundi le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

Il s'agira de la première visite de Jeffrey Feltman dans ce pays depuis sa prise de fonctions en 2012, a précisé l'ONU.

Ses entretiens avec les responsables nord-coréens porteront "sur des sujets d'intérêt et de préoccupation communs", a ajouté le porte-parole des Nations unies, sans pouvoir dire si le responsable de l'ONU rencontrera le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un.

Il verra des diplomates étrangers et l'équipe des Nations unies déployée en Corée du Nord avec une mission humanitaire. Jeffrey Feltman se rendra sur plusieurs sites où l'ONU mène des projets, a-t-il précisé, en indiquant que son séjour se déroulerait principalement dans la région de Pyongyang.

Cette visite fait suite à une invitation remise par les Nord-Coréens au secrétariat général de l'ONU lors de l'Assemblée annuelle de l'Organisation en septembre, a aussi déclaré Stéphane Dujarric.

Interrogé pour savoir si la visite de Jeffrey Feltman visait à préparer un déplacement par la suite à Pyongyang du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le porte-parole n'a pas répondu précisément. Antonio Guterres a toujours fait part de sa disponibilité pour une mission de bons offices si cela était nécessaire, a-t-il dit.

Lors de son séjour en Asie, Jeffrey Feltman se rendra également en Chine, a enfin indiqué le porte-parole de l'ONU, sans donner les dates précises de cette visite dans le pays qui reste le principal soutien du régime nord-coréen.

La visite de Jeffrey Feltman en Corée du Nord surviendra six jours après le tir par Pyongyang d'un missile balistique intercontinental (ICBM) capable de frapper selon les Nord-Coréens n'importe quel site du territoire continental des Etats-Unis.

Après ce tir et l'affirmation par la Corée du Nord qu'elle était devenue une puissance nucléaire à part entière, le Conseil de sécurité s'était réuni en urgence dans la foulée mais sans prendre de nouveau train de sanctions à l'encontre de Pyongyang, comme lors des précédents essais de missiles intercontinentaux ou test nucléaire survenus au cours de l'été.

Huit trains de sanctions internationales pèsent contre la Corée du Nord, interdisant notamment ses exportations de charbon, de fer, de textile, de pêche, et limitant ses approvisionnements en pétrole. Par ces sanctions, l'ONU veut contraindre Pyongyang à négocier ses programmes d'armements conventionnels et nucléaires, jugés menaçants pour le monde. La Corée du Nord affirme de son côté en avoir besoin pour se prémunir contre une éventuelle attaque des Etats-Unis.