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Une prise d'otage est en cours vendredi matin dans une imprimerie d'une localité à une quarantaine de km au nord-est de Paris, après un échange de coups de feu et une course-poursuite avec deux hommes armés correspondant au signalement des frères accusés de l'attentat contre Charlie Hebdo.

Le minute par minute

19h13: La personne qui communiquait avec le GIGN par sms tout en étant coincée à l'intérieur de l'imprimerie est sorti sain et sauf et a été emmené par les gendarmes vers la cellule psychologique où il a retrouvé ses parents.

© Infographie DH

18h36: l'"otage" présent dans l’imprimerie communiquait avec les forces de l'ordre par message. Les preneurs d'otages n'étaient pas conscients de sa présence, il était caché dans un placard et s'était manifesté par téléphone, comme le révèle I>Télé. Son père, très angoissé, a finalement reçu un texto de son fils qui disait: "Je me suis caché au premier étage. Je crois qu'ils ont tué tout le monde. Dites à la police d'intervenir". Selon TF1, les médias étaient au courant de cette information mais l'ont gardée secrète pour ne pas compromettre l'intervention du GIGN.

17h35: les grenades assourdissantes tirées juste avant le lancement de l'assaut ont été lancées depuis un bâtiment voisin.


17h28: les frères Kouachi seraient sortis en tirant directement sur le GIGN. Comme ils l'avaient annoncés, ils sont "morts en martyrs".

17h16: LES FRERES KOUACHI SONT MORTS, ANNONCE L'AFP. Leur otage est libre et indemne. Un membre du GIGN a été blessé dans l'opération. Ses jours ne sont pas en danger.

17h13: un hélicoptère de la sécurité civile s'est posé sur l'imprimerie où se situent les frères Kouachi, annonce BFM .

17h04: Alors que la nuit tombe sur Dammartin-en-Goële, les membres du GIGN tentent de rentrer par les fenêtres , qui ont été soufflées par les exposions de grenades, indiquent nos confrères de LCI.

17h00: L'ASSAUT EST LANCE PAR LE GIGN SUR LES FRERES KOUACHI.


16h56: des coups de feu ont été tirés. Les témoins sur place parlent d'une série de rafales suivis de deux explosions de grenades, envoyées par le GIGN vers les suspects de la tuerie à Charlie Hebdo . La chaîne d'infos LCI ajoute qu'une autre rafale et deux autres détonations ont été entendues, suivie d'une troisième. On distingue une fumée blanche sur le toit de l'immeuble où sont retranchés les frères Kouachi. Deux fourgons remplis de policiers seraient prêt à intervenir. La zone est bouclée par les forces de l'ordre.

14h45: plus aucune information ne nous parvient alors qu'une seconde prise d'otages se déroule à Paris.

13h16: les forces de l'ordre cherchent à "établir un dialogue" avec les deux jihadistes, indique le ministère de l'Intérieur.

13h08: plusieurs écoles ont été évacuées dans la zone où sont retranchés les jihadistes, selon autorités. L'opération concernait 200 élèves d'une école maternelle et primaire de Dammartin-en-Goële, la ville où les frères Kouachi retiennent une personne en otage dans une imprimerie, ainsi que les effectifs d'un collège et d'un lycée de la ville voisine de Mitry-Mory.

13h00: Les dernières observations d'Arnaud Lacroix, notre envoyé spécial: "Nous sommes dans une ambiance de véritable village fantôme… C’est assez morbide, tous les magasins sont fermés, aucun piéton ne se balade en rue. Les consignes des forces de l’ordre sont respectées à la lettre. L’attente semble interminable sur le rond-point où sont rassemblés les journalistes venus en nombre pour couvrir l’événement. Le dispositif policier est très impressionnant, on le ressent réellement. Les 1500 policiers occupent le terrain d’un région en état de siège".

12h13 : "Les négociateurs sont au travail. Dire qu'ils sont en train de dialoguer serait un raccourci qu'il ne faut pas faire en ce moment. Il n'est, non plus, nullement question d'assaut à ce moment même", a indiqué Pierre-Henri Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur à RTL. Il a également précisé sur iTélé: " Il y a une volonté d'établir un contact avec les forcenés . La volonté est de dénouer la crise de la manière la plus sereine".

11h47 : un journaliste du Figaro a rencontré des amis d' un employé de 28 ans qui travaille dans l'imprimerie. Ils sont sans nouvelle et n'arrivent pas à le joindre.

11h42: Aucun détail n'était donné dans l'immédiat sur la personne retenue par les deux hommes relaye une source policière.

11h32: La communauté musulmane française devait rendre un hommage appuyé aux victimes de l'attentat de Charlie Hebdo lors de la grande prière hebdomadaire du vendredi, pour se démarquer des jihadistes accusés d'avoir mené l'attaque sanglante au nom de l'islam. Les représentants de cette communauté forte en France de quelque 3,5 à 5 millions de membres ont appelé les imams des plus de 2.300 mosquées du pays à "condamner avec la plus grande fermeté la violence et le terrorisme" dans leurs prêches vendredi.

11h20: François Hollande au ministère de l'Intérieur: " La France est sous le choc alors que les auteurs de ces actes ne sont pas arrêtés, alors que des opérations sont en cours. Nous avons déjoué des tentatives d'attentat et puis il y en a d'autres qui peuvent se produire. Nous devons tout faire pour protéger nos citoyens".

11h15: " Nous sommes prêts à mourir en martyrs " , auraient déclaré les terroristes lors des négociations qui ont lieu en ce moment avec les forces de l'ordre.

11h14: Arnaud Lacroix, notre envoyé spécial sur place nous décrit la situation : "Tous les journalistes sont retranchés à plusieurs centaines de mètres du zoning où se trouvent les terroristes. Il y a une centaine de médias différents venant des quatre coins du monde. Des médias Chinois et Australiens sont là notamment. Tous les hotels de la région étaient complets la nuit dernière: certains réquisitionnés par des policiers et les autres par les médias."

Selon les chiffres officiels, plus de 1.500 policiers occupent déjà le terrain. C'est la première fois que le GIGN et le Raid (unités d'élite) collaborent ensemble. C'est un véritable état de siège, chaque voiture qui passe est fouillée et les camions sont égalements arrêtés pour des fouilles approfondies.

11h10: Un commercial qui avait rendez-vous dans l'imprimerie de Dammartin-en-Goële a expliqué avoir rencontré un des frères Kouachi. "J'ai croisé un des terroristes, je lui ai serré la main et je lui ai dit bonjour". Le tueur lui aurait alors rétorqué : " Monsieur, on ne tue pas les civils ". Ce témoignage a été recueilli par France Info. "Je vais jouer au loto car j'ai eu beaucoup de chance ce matin", a ajouté le commercial, libre, sain et sauf. Ecoutez le témoignage sur le site de France Info .

11h03: "C'est carrément une zone de guerre ", a témoigné sur BFMTV un homme qui habite à proximité de la zone industrielle. "On entend les hélicoptères voler au-dessus de nous".

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10h49: Valls: "nouvelles mesures nécessaires pour répondre à (la) menace terroriste" "Nous sommes dans une guerre contre le terrorisme . Nous ne sommes pas dans une guerre contre une religion, contre une civilisation", dit le Premier ministre, à l'occasion d'une réunion des préfets au ministère de l?Intérieur.

10h44: François Hollande va se rendre au ministère de l'intérieur pour faire le point sur la situation vers 11h.

10h40: Selon des sources proches du dossier, le principal suspect de la fusillade de Montrouge a été identifié . Deux proches du suspect ont été interpellés. Plus d'informations ic i .

10h43: Selon l'AFP et d'autres médias, une personne est prise en otage dans l'entreprise où sont retranchés les frères Kouachi.

10h20: La traque des frères Kouachi, jihadistes français soupçonnés d'avoir perpétré la tuerie à Charlie Hebdo, se polarise ce matin sur la Seine-et-Marne, où une prise d'otage est en cours dans les locaux d'une petite entreprise, l'imprimerie CTD.

10h19: Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur confirme qu'une "opération est en cours" . " Le GIGN qui est sur place et les opérations seront conduites dans les heures, les minutes qui viennent dans le cadre d’un dispositif piloté sous l’autorité du parquet anti-terroriste et les services du ministère de l’intérieur."

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10h15: Selon RTL, l'assaut devrait être donné assez rapidement. "Il n'y a pas de certitude sur le nombre de personnes à l'intérieur" de l'entreprise dans laquelle se déroule la prise d'otage, d'après une source proche de l'enquête, rappelle Belga.

10h12: Selon la gendarmerie, on ne déplore aucun mort durant la prise d'otages.

10h06 : Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, dément le fait qu'il y ait deux morts et des blessés.

10h04: Selon d'autres sources, on cite trois otages .

10h00: Selon France TV qui a contacté une source policière, une personne serait prise en otage actuellement.

9h53: L'imprimerie où se déroule la prise d'otages s'intitule CTD Création Tendance Découverte. Une information confirmée par la mairie.

9h45: Selon Le Parisien mais aussi RTL, deux victimes de coups de feu ont évacuées vers l'hôpital de Meaux. On dénombrerait également 20 blessés.

9h43: Bernard Cazeneuve, le ministre de l'intérieur, a confirmé lors d'un point presse qu'une opération était bien en cours .

9h40: Cinq hélicoptères survolent la zone industrielle à proximité de Dammartin-en-Goële, rapporte l'agence Reuters.Le nombre de personnes prises en otages ne pouvait être précisé dans l'immédiat, a ajouté une source proche du dossier. Il semblerait selon Le Parisien que la prise d'otages se déroule au sein d'une imprimerie.

9h30: Une prise d'otage était en cours vendredi matin dans une entreprise de Dammartin-en-Goële , au nord-est de Paris, après un échange de coups de feu et une course-poursuite avec deux hommes armés pouvant correspondre au signalement des frères soupçonnés de l'attentat contre Charlie Hebdo, a-t-on appris de sources concordantes.

Le nombre des personnes prises en otages ne pouvait être précisé dans l'immédiat, a ajouté une source proche du dossier.

9h23: Des coups de feu ont été tirés lors d'une course-poursuite avec deux suspects dans le nord-est de Paris, sur la Nationale 2. D'après certains médias français, une Peugeot 206 a été volée à Crépy-en-Valois.


Au cœur de l'épilogue

Tireurs d'élite sur les toits, hélicoptères en survol stationnaire, salariés calfeutrés: la zone industrielle est en état de siège.

Rues désertes, rideaux de fer des commerces abaissés, accès routiers coupés par les forces de l'ordre, Dammartin-en-Goële, petite commune de 8.000 habitants proche de l'aéroport international de Roissy, est une ville morte plongée dans la brume.

"Ma fille m'a dit : +Maman, n'aie pas peur, on est bien protégés. Elle est sereine, mais moi, j'ai peur. J'ai trop peur", a confié, des sanglots dans la voix, une dame de 60 ans, dont la fille est employée chez un traiteur local "dans la zone où sont cachés les terroristes".

"La société où elle travaille est protégée par le GIGN. Ils leur ont dit d'éteindre les lumières et de se calfeutrer", a-t-elle expliqué.

Située en marge d'une zone boisée, le secteur abrite l'une des plus grandes zones d'entrepôts de France, avec des bâtiments appartenant à de nombreuses entreprises et artisans, tous alignés le long d'une route nationale.

"Nous avons des snipers sur le toit du dépôt (...) Nos salariés sont protégés à l'intérieur par des cordons de police".", a décrit Marcel Bayeul, un syndicaliste du groupe de logistique Kuehne Nagel, qui dispose d'un site sur place.


Course poursuite et coups de feu

Les coups de feu se sont produits à hauteur de la commune de Dammartin-en-Goële, située à environ une demi-heure de route de la zone où les fugitifs étaient recherchés depuis jeudi. Cette localité d'environ 8.000 habitants est située à une vingtaine de km de l'aéroport international de Roissy. "Il n'y a pas de certitude sur le nombre de personnes à l'intérieur" de l'entreprise dans laquelle se déroule la prise d'otage, d'après une source proche de l'enquête. Auparavant, les suspects avaient volé une Peugeot 206 dans une autre localité à une femme qui a formellement reconnu les deux hommes comme étant les frères Kouachi, selon une source policière. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a confirmé aux médias à la sortie d'une réunion de crise à la présidence française qu'une "opération" impliquant les unités d'élite de la gendarmerie était en cours.

Selon un témoin sur place, employé d'une entreprise dans la zone industrielle de la ville et contacté par l'AFP, un échange nourri de coups de feu a été entendu à 07h50. Le village était bouclé par les forces de l'ordre où des dizaines de gendarmes étaient en train de se déployer, a constaté un journaliste de l'AFP. Ils ont notamment établi un barrage à l'entrée de la commune sur la route qui mène vers la zone où les deux hommes, accusés d'avoir tué douze personnes mercredi au siège du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, étaient recherchés depuis jeudi

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