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Deux semaines après la révélation de l'appel de Naomi Musenga au Samu de Strasbourg, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a souhaité lundi "qu'il n'y ait plus d'erreur de ce type", sans promettre de moyens supplémentaires.

"Il convient qu'il n'y ait plus d'erreur de ce type", a déclaré Mme Buzyn à l'issue d'une réunion avec deux associations de médecins urgentistes, ajoutant que "dans 99,9% des cas, fort heureusement, le Samu travaille merveilleusement".

Pour "améliorer à l'avenir la régulation et les réponses aux patients par le Samu", les participants ont prévu de "travailler sur trois thèmes", afin d'établir une "feuille de route" qui sera présentée le 1er juillet, a-t-elle indiqué.

La réflexion portera sur "la formation des personnels", le respect des procédures et "l'assurance qualité, c'est-à-dire vérifier que tous les services travaillent de la même façon, font remonter les incidents, répondent correctement aux appels", a-t-elle précisé.

La ministre n'a en revanche pas annoncé de moyens supplémentaires pour le Samu, ni humains, ni financiers. "Cela n'a pas été l'objectif de la rencontre", a-t-elle affirmé, sans toutefois l'exclure à terme.

"Si à l'issue de tout cela, ça nécessite des moyens supplémentaires, notamment sur la formation des professionnels, il y aura des moyens dégagés", a-t-elle assuré.

Naomi Musenga, 22 ans, est décédée fin décembre, victime d'un infarctus, quelques heures après avoir appelé le Samu en raison d'intenses maux de ventre.

Son appel téléphonique, diffusé fin avril par le site d'information alsacien Hebdi, montrait clairement que l'opératrice n'avait pas pris au sérieux ses douleurs, l'invitant sur un ton moqueur à contacter SOS Médecins.