Monde Voilà un nouveau hashtag délateur dans la sphère des réseaux sociaux: #MosqueMeToo, initié par la journaliste américano-égyptienne Mona Elthaway. 

Dans un tweet, elle explique qu'elle souhaitait partager son "expérience d'agression sexuelle pendant le hadj en 1982 - alors que j'avais 15 ans - dans l'espoir que cela aiderait les femmes musulmanes à briser le silence et le tabou qui entourent leur expérience de harcèlement ou d'agression sexuelle pendant le hadj ou dans des lieux sacrés".

En lançant ce hashtag dédié à ce type spécifique d'agressions, Mona Elthaway espérait qu'il soit rapidement réutilisé pour créer un nouveau flux de confidences sur le réseau social Twitter, participant à un mouvement de libération de la parole des femmes. Et cela fonctionne. Les témoignages se multiplient. Environ 6.000 tweets sur ce thème ont été postés, selon nos collègues de la BBC et de FranceInfo, qui ont repéré le nouveau mot-dièse.

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"Merci pour votre témoignage. J'ai aussi été harcelée à La Mecque et à Médine pendant le Hajj lorsque j'avais 20 ans. C'était dégoûtant et ça m'a perturbée. Je l'ai dit immédiatement à mes parents, mais je n'ai pu donner les détails que l'année dernière."


"Les musulmanes comme toutes les autres femmes subissent le harcèlement, mais lorsque celui-ci intervient dans un contexte religieux, on leur demande de se taire pour une cause plus importante. C'est à la fois injuste et oppressif."