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Le 27 août 2017, Maëlys, 8 ans, disparaît d'une fête de mariage à Pont-de-Beauvoisin, dans la région de Chambéry, en Isère. Très vite, les suspicions se tournent vers Nordahl Lelandais...

De grandes opérations de recherche sont menées, en vain. Très vite, la police suspecte Nordahl Lelandais, un ex-militaire arrivé sur le tard au mariage. Il est inculpé d'enlèvement en septembre et écroué depuis. En novembre, il est inculpé de meurtre. Ce n'est finalement que six mois après la disparition de la fillette, en février, qu'il passe aux aveux. Le 27 août 2017, à 03h00, Maëlys est aperçue pour la dernière fois à la fête de mariage où elle était avec ses parents. Depuis, plus aucune trace d'elle. D'intenses recherches sont menées, des battues sont organisées autour de la salle des fêtes située dans un environnement boisé, une rivière est sondée, des lacs sont fouillés... En vain. La fillette de 8 ans reste introuvable.

Assez vite, les soupçons se cristallisent autour d'un invité, Nordahl Lelandais, ancien militaire et maître chien de 34 ans, qui habite avec ses parents à quelques kilomètres du lieu des faits. Il est arrivé tard au mariage et s'est absenté de la fête, à un moment qui pourrait correspondre avec la disparition de Maëlys. Une trace ADN de la petite fille, mélangée au sien, est par ailleurs retrouvée le 3 septembre sur une commande du tableau de bord de son véhicule.

Il est alors inculpé pour l'enlèvement de Maëlys dont il reconnaît la présence dans sa voiture. Il nie toutefois l'avoir tuée, expliquant que la fillette était entrée dans son véhicule avec un petit garçon pour voir si le chien de M. Lelandais, dont il lui avait parlé, était dans le coffre. En novembre, il est inculpé pour "meurtre précédé d'un autre crime", après que le procureur de Grenoble révèle qu'une caméra a enregistré l'image de Maëlys dans l'Audi du suspect et celle de la même voiture, sans Maëlys, sur le chemin du retour, à l'heure de sa disparition.

La découverte d'une trace de sang de la fillette sous un tapis de sol de sa voiture le pousse finalement à avouer en février 2018 avoir tué "involontairement" Maëlys. Il indique aux enquêteurs où se trouve le corps et la quasi-totalité de son squelette, ses vêtements et une chaussure sont retrouvés.

Il avance la thèse de l'accident: selon sa version livrée en mars, Maëlys est montée dans sa voiture pour aller voir ses chiens. Sur le trajet, elle panique, demande de faire demi-tour et hurle. Nordahl Lelandais lui aurait frappé le visage. Constatant que la fillette ne respire plus, il l'aurait déposé dans le cabanon près de la maison de ses parents où il habite et jeté son short taché de sang. Plus tard dans la nuit, alors que les proches de l'enfant commencent à la chercher, il serait revenu prendre le corps et l'aurait emmenée dans des gorges escarpées du massif de la Chartreuse, où son corps a finalement été retrouvé.

Cette version de l'accident est cependant mise en doute par la suite par l'autopsie du corps, qui révèle plusieurs fractures au crâne et à la mâchoire de l'enfant. L'autopsie ne permet toutefois pas de déterminer la cause exacte de la mort ou si la fillette a été abusée sexuellement.

Les obsèques de la fillette se déroulent finalement en juin, neuf mois après son décès.

Un an après, de nombreuses interrogations subsistent sur les circonstances du crime et la personnalité du suspect, inculpé par ailleurs de l'assassinat d'Arthur Noyer, un ancien militaire - un crime qu'il a avoué, mettant en avant là aussi un "accident" - mais aussi d'agression sexuelle sur sa cousine.

Lundi après-midi, une marche blanche sera organisée près des lieux des faits à l'initiative de la famille de la victime.