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Le président américain Donald Trump a salué vendredi en Xi Jinping "un puissant représentant" du peuple chinois, au terme de sa première visite en Chine, un pays qu'il avait vertement critiqué pendant sa campagne électorale.

"Mes entretiens avec le président Xi Jinping ont été très productifs en ce qui concerne à la fois le commerce et le dossier de la Corée du Nord", a affirmé le président américain sur Twitter avant de s'envoler pour le Vietnam, quatrième étape de sa tournée en Asie.

Le président chinois "est un représentant puissant et hautement respecté de son peuple", a poursuivi M. Trump, qui avait déjà chaudement félicité M. Xi à plusieurs reprises pour son nouveau sacre le mois dernier à la tête du Parti communiste chinois (PCC).

Xi Jinping, 64 ans, a ainsi obtenu un nouveau mandat de cinq ans au sommet du pays le plus peuplé du monde, ainsi que l'inclusion de sa "Pensée" dans la charte du PCC, un honneur jusqu'ici réservé à Mao Tsé-toung, fondateur du régime communiste en 1949.

Donald Trump, élu il y a tout juste un an, avait pendant sa campagne accusé la concurrence chinoise d'avoir "volé" des millions d'emplois aux Etats-Unis.

Mais à Pékin, il a assuré qu'il ne reprochait pas à Pékin l'énorme déficit commercial américain vis-à-vis de la Chine, avec laquelle les Etats-Unis ont signé des accords commerciaux portant sur plus de 250 milliards de dollars à l'occasion de sa visite.

M. Trump a remercié son hôte pour la participation de la Chine aux sanctions internationales contre la Corée du Nord, alliée traditionnelle de Pékin qui assure la quasi-totalité de son commerce extérieur.

Mais pendant la visite du président américain, Xi Jinping n'a annoncé aucune nouvelle mesure concrète pour forcer le régime nord-coréen à renoncer à son programme nucléaire.

Donald Trump a annoncé son départ pour le Vietnam dans un autre tweet, avant de préciser que son épouse "Melania reste (à Pékin) pour visiter le zoo et bien sûr la Grande Muraille de Chine".

Le président des Etats-Unis, qui s'est rendu célèbre avec son projet de mur avec le Mexique, n'a en revanche pas visité la Grande muraille, contrairement à l'habitude de nombre de ses prédécesseurs lors de leur passage en Chine.