DSK dément avoir donné une interview au Guardian

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Monde

Cette pseudo-interview serait un montage fait à partir d'un livre du journaliste américain Edward Epstein

NEW YORK "Ce livre écrit au style indirect ne contient par ailleurs aucune citation entre guillemets de Dominique Strauss-Kahn", a ajouté l'entourage de l'ancien directeur du Fond monétaire international.

Samedi, le quotidien britannique Guardian a publié ce qu'il a présenté comme une interview de M. Strauss-Kahn au journaliste américain Edward Epstein, dont le livre ("Trois jours en mai") sur l'affaire du Sofitel de New York paraît lundi sur internet.

Dans cette interview, DSK accuse ses adversaires politiques de s'être servis de l'affaire du Sofitel pour faire échouer sa candidature à l'élection présidentielle. "Peut-être ai-je été naïf sur le plan politique mais je n'ai tout simplement pas cru qu'ils iraient si loin (...), je ne pensais pas qu'ils pourraient trouver quelque chose capable de m'arrêter", déclare ainsi l'ex-patron du FMI à M. Epstein.

Selon le journaliste américain, DSK "était devenu la principale "cible" des services français en février ou en mars 2011".

La diffusion de ces propos entre les deux tours de la présidentielle française a déclenché une passe d'armes entre l'équipe de François Hollande et celle du président sortant Nicolas Sarkozy. Ce dernier a estimé samedi que DSK "devrait avoir la pudeur de se taire".

Sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ironisé sur le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande qui "vient de se trouver un nouveau témoin de moralité en la personne de Dominique Strauss-Kahn", "un témoin de moralité qui est mis en examen pour proxénétisme aggravé".
L'équipe Hollande a pour sa part dénoncé "une exploitation outrancière" de la part du camp adverse.

A 62 ans, DSK était en passe de devenir le principal challenger à gauche de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, lorsque les accusations de viol portées par Nafissatou Diallo, une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de Manhattan, ont conduit à son arrestation à New York le 14 mai 2011.

Il a bénéficié d'un non-lieu au pénal en août 2011 à New York mais l'affaire se poursuit au civil.

© La Dernière Heure 2012

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