Monde

L'Atomium, la tour Eiffel, le Vatican ou encore l'Acropole ont éteint leurs lumières samedi à l'occasion de l'opération "Une heure pour la planète" (Earth Hour), une vaste mobilisation aux quatre coins du monde contre le réchauffement climatique.

Villes et monuments du monde entier ont éteint leurs lumières à 20H30 heure locale dans le cadre de cette opération lancée en 2007. Parmi eux, les pyramides égyptiennes, le Kremlin, la Mosquée bleue à Istanbul, la basilique Saint-Pierre ou l'Alhambra de Grenade... Tout un chacun était en outre invité à éteindre la lumière pendant un heure et à allumer une bougie pour rappeler la nécessité d'agir contre le réchauffement climatique. À Bruxelles, les lumières de l'Atomium se sont éteintes à 20h30, à l'instar de celles de la Tour Eiffel à Paris qui se sont éteintes à la même heure pendant 5 minutes. 

En Allemagne, quelque 300 villes ont participé à l'événement. A Berlin, c'est la célèbre Porte de Brandebourg, au cœur de la capitale, qui a éteint ses lumières, ainsi que l'Hôtel de ville. La cause du climat a avancé, concède le WWF, mais l'urgence est toujours plus grande, tandis que les records de chaleur continuent de tomber. "Nous avons lancé Earth Hour en 2007 pour montrer aux dirigeants que les citoyens se préoccupaient du changement climatique. Ce moment symbolique est aujourd'hui un mouvement mondial, rappelant combien le poids des citoyens compte," souligne Siddarth Das, directeur d'Earth Hour. 

C'est à Sydney qu'a eu lieu le premier "Earth Hour", devenu aujourd'hui un phénomène mondial. L'événement, qui fait le tour de la planète en 24 heures, a été lancé samedi en Australie, avec l'Opéra de Sydney plongé dans le noir ainsi que le pont enjambant le port de la ville. Ce fut ensuite le tour des grandes métropoles asiatiques, de Singapour à Tokyo en passant par Hong Kong, avec des gratte-ciel plongés dans le noir, puis les pays du Golfe. 

Le mouvement est également présent via Facebook et sur internet www.earthhour.org/climateaction, avec un fil d'actualité. (