Monde L'extrême droite a obtenu les ministères régaliens de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement formé avec le conservateur Sebastian Kurz, a annoncé samedi le dirigeant du Parti de la liberté de l'Autriche (FPÖ) Heinz-Christian Strache.

M. Strache assumera pour sa part les fonctions de vice-chancelier et sera également chargé de la Fonction publique et des Sports, a-t-il précisé au cours d'une conférence de presse aux côtés de M. Kurz à Vienne. L'Intérieur et les Affaires étrangères avaient jusqu'à présent toujours échappé à cette formation.

Pas de référendum sur une sortie de l'UE

Le pacte de gouvernement conclu entre la droite et l'extrême droite en Autriche "exclut" qu'un référendum sur une éventuelle sortie de l'UE puisse être organisé, a reconnu samedi le chef du Parti de la liberté d'Autriche, Heinz-Christian Strache.

A la demande des conservateurs du futur chancelier Sebastian Kurz, "la question d'une sortie de l'UE a été exclue" du champ des points qui pourront être soumis à une consultation populaire, a dit M. Strache, qui était partisan de la possibilité d'un tel référendum.

Le nouveau gouvernement veut davantage de "compétences" aux Etats

Le nouveau gouvernement autrichien formé par la droite et l'extrême droite a confirmé samedi son "engagement européen" et exclu tout référendum sur une éventuelle sortie de l'UE, mais milite pour "davantage de compétences" laissées aux Etats membres, ont annoncé samedi ses dirigeants.

La nouvelle majorité a "un engagement européen clair, avec l'objectif de renforcer la subsidiarité" au sein de l'UE, a déclaré le futur chancelier conservateur Sebastian Kurz au cours de la présentation de son programme de gouvernement aux côtés du dirigeant d'extrême droite Heinz-Christian Strache (FPÖ) à Vienne.

"Nous souhaitons une coopération européenne plus poussée dans les domaines où cela se justifie, comme la défense des frontières, mais davantage de compétences laissées aux Etats à chaque fois que c'est possible", a-t-il expliqué.

M. Strache a de son côté confirmé qu'à la demande de ses partenaires conservateurs, "la question d'une sortie de l'UE a été exclue" des points qui pourront être soumis à une consultation populaire, que le FPÖ souhaite promouvoir. "Nous aurions souhaité un champ plus large", a-t-il avoué.