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En 2016, Omar Delglado était l'un des premiers sur place. Il est considéré comme un héros dans son pays. Mais son traumatisme est trop lourd. La police a donc décidé de le licencier à 6 mois de sa retraite.

En juin 2016, une fusillade terroriste éclate dans une boîte de nuit à Orlando en Floride, considérée comme la deuxième fusillade la plus meurtrière après celle de Las Vegas. 49 personnes y perdent la vie, 68 autres sont blessées. Ce soir-là, Omar Delgado, un policier de 45 ans, sauve notamment Angel Colon, un jeune homme de 26 ans que le tueur a tenté d'abattre à trois reprises. Très vite, il est érigé au statut de héros. 

Mais face à ce massacre, l'homme a dû mal à reprendre le cours sa vie. Il retourne néanmoins au travail tout gardant de graves séquelles psychologiques. La foule le rend nerveux, il évite les bars, les restaurants, les lieux bourrés de monde. Il a du mal à trouver le sommeil, ressassant sans cesse les événements. Le policier confie encore entendre les tirs, même les feux d'artifice provoquent en lui de terribles flashbacks. "Rien ne va plus depuis ce jour-là", déclare-t-il. Le médecin lui diagnostique un stress post-traumatique. Le policier est dès lors recasé dans un bureau afin d'effectuer des tâches administratives, selon le journal local Orlando Sentinel et USA Today.


Malgré sa bonne volonté, le verdict tombe : le conseil municipal décide de mettre fin à son contrat. Une annonce qui tombe mal puisqu'à six mois près, il aurait pu toucher sa retraite. Au lieu des 64% de son salaire annuel (équivalant à 38.500 dollars), il n'en recevra plus que 42%. Le policier ne comprend toujours pas les raisons : "C'est douloureux. C'est une petite ville. Tout le monde est de la famille ici et je pensais que j'allais être considéré comme tel. Je ne pensais pas que j'allais être traité de cette manière".

Son supérieur explique que les faits l'avaient amené à "se préoccuper de la santé et de la sécurité des citoyens" de sa ville. Il n'a cependant pas donné plus de détails arguant la confidentialité du dossier. Omar Delgado pourra toutefois peut-être bénéficier d'un fonds d'aide pour les victimes de tueries de masse.