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La controverse enflait samedi en France sur les causes de la collision entre un car scolaire et un train qui a fait jeudi cinq morts, tous des enfants, un des accidents les plus graves du genre en 35 ans. 

Le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, a indiqué que la conductrice du car de ramassage avait affirmé aux enquêteurs que les barrières du passage à niveau où a eu lieu l'accident étaient "levées" au moment de sa traversée des voies.

Ces affirmations, qui avaient déjà été relayées par la compagnie de transport employant la conductrice, ont "choqué" l'opérateur ferroviaire SNCF. Ce dernier a indiqué que, "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement et que les barrières étaient donc fermées.

La dangerosité de ce système de croisement fait régulièrement l'objet de polémiques en France, après avoir provoqué plusieurs accidents graves.

En septembre 1997, 13 personnes avaient trouvé la mort et 43 autres avaient été blessées quand un autorail était entré en collision avec un camion de fioul, forçant un passage à niveau.

Deux ans auparavant, cinq personnes avaient été tuées dans une collision entre un train et une voiture sur un passage à niveau dans l'Hérault (sud-ouest).

Les passages à niveau les plus à risque sont ainsi en cours de démantèlement, ce qui n'est pas le cas de celui de Millas, dans le sud-ouest de la France, où a eu lieu l'accident.

Le procureur de la République, en déplacement à Millas, a indiqué à des journalistes que "le bloc d'articulation (de la barrière) endommagé dans l'accident était en position fermée". Toutefois, a-t-il dit, l'enquête doit montrer si cette position est "la résultante de l'accident" ou si la barrière avait normalement fonctionné.

L'accident a également fait 18 blessés, âgés de 11 à 17 ans, dont neuf entre la vie et la mort.

Il s'agit d'un des accidents les plus graves mettant en cause un transport d'enfants en France depuis le drame de Beaune (est) en 1982 (53 morts dont 44 enfants).