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Le FBI n'a pas encore pu accéder aux données du téléphone portable de l'auteur de la tuerie du Texas, ont annoncé mardi les enquêteurs, un obstacle qui pourrait relancer le débat sur le cryptage des communications et la protection de la vie privée. Le tueur, Devin Patrick Kelley, a notamment contacté son père pendant sa fuite après avoir ouvert le feu dimanche sur des fidèles rassemblés dans l'église de Sutherland Springs, une bourgade de 400 habitants, tuant 25 paroissiens dont une femme enceinte et en blessant 20, selon les autorités.

Un différend familial, notamment une dispute avec sa belle-mère à qui il avait envoyé des messages de menaces, pourrait être à l'origine du carnage, selon les enquêteurs.

"A cette heure nous ne sommes pas capables d'entrer dans ce téléphone", a expliqué Christopher Combs, responsable de l'enquête pour le FBI, lors d'un point-presse 48 heures après la tuerie.

"Cela souligne un problème auquel nous avons déjà été confrontés avec les avancées de la technologie pour ces téléphones et l'encryptage, les forces de l'ordre au niveau local ou fédéral ont de plus en plus de mal à entrer dans ces téléphones", a-t-il affirmé, en refusant de confirmer que le portable incriminé était un iPhone.