Monde

L'attentat de Paris "aura un gros effet sur l'élection présidentielle" française, a estimé vendredi le président américain Donald Trump dans un tweet. "Une autre attaque terroriste à Paris.

Le peuple français n'acceptera pas cela très longtemps. (Cela) aura un gros effet sur l'élection présidentielle", a écrit le président américain, après l'attentat sur les Champs-Elysées à Paris qui a coûté la vie jeudi soir à un policier, à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle française, dimanche.

Cette attaque intervient dans le contexte d'une élection présidentielle très indécise et sous très haute surveillance, alors que la France a subi en 2015 et 2016 une vague inédite d'attentats qui ont fait 238 morts, et ont visé à plusieurs reprises forces de l'ordre et militaires.

Un autre attentat a été déjoué en début de semaine selon les autorités avec l'arrestation mardi de deux hommes soupçonnés de préparer "une action violente" et "imminente".

L'ancien président américain Barack Obama avait évoqué jeudi "l'importante élection présidentielle" en France, au cours d'un entretien téléphonique avec le candidat centriste Emmanuel Macron, placé en tête des sondages de ce premier tour avec Marine Le Pen.

La chef de file de l'extrême droite et le conservateur François Fillon ont annulé leurs derniers déplacements de campagne prévus vendredi, à la lumière de cet attentat.


L'homme signalé par les services belges s'est présenté dans un commissariat d'Anvers

L'homme signalé jeudi par les services belges à leurs homologues français et soupçonné d'avoir voulu se rendre en France, touchée jeudi soir par un attentat sur les Champs-Élysées, s'est présenté dans un commissariat d'Anvers, a indiqué vendredi le ministère français de l'Intérieur.

"L'homme faisant l'objet d'un avis de recherche diffusé par les autorités belges s'est présenté dans un commissariat d'Anvers" (nord de la Belgique), a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère Pierre-Henry Brandet.

Interrogé sur cette fiche de recherche sur la radio Europe 1, M. Brandet en avait confirmé l'existence tout en s'interrogeant sur un lien avec l'attaque commise jeudi soir sur les Champs-Élysées, au cours duquel un policier a été tué, deux autres fonctionnaires de police blessés ainsi qu'une touriste étrangère. L'assaillant, un Français de 39 ans, a été tué par les policiers.

L'homme signalé par les Belges "est-il lié de près ou de loin à ce qui s'est passé sur les Champs-Élysées? Je ne peux pas vous le dire (...), il y a un certain nombre d'informations à vérifier", avait-il indiqué avant d'ajouter: "on ne peut se permettre de fermer aucune porte."

Selon un porte-parole du parquet fédéral belge, interrogé vendredi par l'AFP, "tout ce que qu'on peut dire, c'est qu'à l'heure actuelle, à 09h15 ce matin, il n'y a pas de lien entre cet événement (la fusillade à Paris, ndlr) et la Belgique", même si "l'enquête se poursuit activement en étroite collaboration avec les enquêteurs français".

Selon une source proche de l'enquête sur la fusillade des Champs-Élysées, l'homme signalé par les Belges, âgé de 35 ans et présenté comme "très dangereux", devait être entendu dans un dossier belge. Lors d'une perquisition, les autorités belges avaient trouvé un billet de train Thalys pour la France en date du 20 avril 2017, des armes à feu et des cagoules.