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Les enquêteurs chargés de faire toute la lumière sur la fusillade de dimanche dernier à Las Vegas, lors de laquelle un retraité sexagénaire habitant à Mesquite a tué 58 personnes en tirant sur une foule de spectateurs depuis une chambre d'hôtel, ont admis vendredi ne pas avoir encore d'explication quant aux motivations du suspect, qui s'est donné la mort avant que la police ne fasse irruption dans sa suite de l'hôtel Mandalay Bay. 

Les forces de l'ordre ont par ailleurs répété qu'elles n'avaient trouvé aucune indication d'une affiliation à l'organisation terroriste Etat islamique, même si celle-ci avait rapidement revendiqué l'attaque. "Nous sommes conscients que l'EI a, de manière répétée, revendiqué l'attaque, mais nous ne trouvons pas de lien", a indiqué vendredi lors d'une conférence de presse un adjoint du shérif du comté de Clark, Kevin McMahill. 

L'EI avait notamment prétendu, en début de semaine, que l'auteur de la fusillade s'était converti à l'islam quelques mois auparavant. Ses proches ont cependant indiqué depuis le début ne pas lui connaitre de lien poussé avec la religion.

Dans la chambre d'hôtel occupée par Stephen Paddock, mais également dans son véhicule, à son domicile de Mesquite et dans une autre propriété lui appartenant, les enquêteurs ont découvert un véritable arsenal, comprenant près d'une cinquantaine d'armes à feu. 

La majorité d'entre elles (33 sur un total de 47, rapporte CNN) semble avoir été achetée durant l'année écoulée.

La législation fédérale américaine ne détermine pas de limite dans la quantité d'armes qu'un citoyen peut acquérir et détenir, rappelle la chaîne américaine CNN, alors que ce véritable arsenal constitué au fil des ans par ce retraité à l'apparence banale pose question aux Etats-Unis. 

Des contrôles, notamment de casier judiciaire, sont prévus en marge de la vente d'une arme, mais ceux-ci n'ont rien révélé de préoccupant dans le cas de Stephen Paddock, ont rapporté plusieurs commerces interrogés par le média. 

Le tireur "n'a pas provoqué la moindre alerte. Je ne pense pas qu'il y avait un problème dans son cas", a raconté à CNN Chris Michel, propriétaire d'un magasin d'armes à feu de l'Utah. 

"Il est entré, il voulait une arme, il savait exactement ce qu'il recherchait. Il voulait un fusil". Il est apparu que le tueur ne s'était pas fourni que dans un seul commerce, mais dans divers établissements du Nevada, de l'Utah, de Californie et du Texas.