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Le jeune homme arrêté samedi soir à la tour Eiffel, où il avait brandi un couteau en criant "Allah Akbar", a été renvoyé en hôpital psychiatrique après que sa garde à vue eut été levée, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris.

"L'expert psychiatre (...) a conclu à l'abolition du discernement, la garde à vue a été levée" lundi soir et le suspect a été "pris en charge par l'établissement où il était précédemment hospitalisé (...), a précisé le parquet.

Ce Français de 19 ans né en Mauritanie et souffrant de troubles psychiatriques depuis 2013, était hospitalisé d'office en région parisienne depuis plusieurs mois. Cette mesure administrative avait été renouvelée le 27 juillet pour six mois et c'est à la faveur d'une permission de sortie dans sa famille qu'il s'est rendu à la tour Eiffel samedi soir.

Peu avant minuit, le jeune homme a franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis il a sorti un couteau en criant "Allah Akbar". Des militaires de l'opération Sentinelle lui ont alors ordonné de poser son couteau à terre et il s'est exécuté sans opposer de résistance.

Le parquet de Paris a ouvert mardi une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction antiterroriste, notamment pour "tentatives d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroristes criminelle".

Le suspect avait affirmé en garde à vue qu'"il voulait commettre un attentat contre un militaire et était en lien avec un membre du groupe jihadiste État islamique qui l'aurait encouragé à passer à l'acte", selon une source proche du dossier.

Depuis janvier 2015, la France est visée par la violence jihadiste, avec une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, les derniers visant tout particulièrement les forces de l'ordre.