Monde Deuxième tour des municipales en Italie

ROME Le deuxième tour des municipales partielles en Italie, épreuve de repêchage pour le centre gauche qui tente de conserver les villes clés de Rome, Naples et Turin après sa défaite du 13 mai, a été épargné dimanche par la surchauffe des bureaux de vote connue il y a quinze jours.
Malgré une participation relativement élevée à la mi-journée, les électeurs pouvaient voter sans affronter les interminables files d'attente, qui avaient marqué les élections législatives et sénatoriales.
A Rome, où se joue le défi principal, la participation était en nette progression à la mi-journée, avec un taux de 23,1% contre 15,8% le 13 mai. Le candidat du centre gauche Walter Veltroni qui avait obtenu 48,35% au premier tour, talonné par son rival de droite Antonio Tajani avec 45,12% joue en bonne partie son avenir politique.
Pour faciliter les opérations de vote, la municipalité de la capitale avait promis de mettre trois voire quatre isoloirs à disposition dans les bureaux électoraux, ainsi que 4.000 chaises pour permettre aux plus âgés de s'asseoir en attendant leur tour.
Le 13 mai, le scrutin qui a vu la coalition de droite de Silvio Berlusconi l'emporter, avait tourné à la foire d'empoigne dans plusieurs endroits d'Italie, en raison notamment de la réduction d'un tiers du nombre de bureaux de vote (environ 60.000) par rapport à 1996.
Les images d'Italiens furieux, votant dans la nuit, avaient fait le tour du monde, le dernier bureau ayant fermé sept heures après la fin officielle du scrutin.
La mésaventure ne devrait pas se reproduire ce dimanche, les opérations de vote étant beaucoup plus simples. A part dans la capitale italienne, les électeurs n'avaient qu'un bulletin à remplir.