Monde Âgée de 74 ans, Jacqueline Jencquel a programmé la date de sa mort. Elle souhaite partir en janvier 2020.

Cette dame a une volonté étrange. Sa décision est motivée par la volonté de ne pas souffrir.

"Quand on est vieux, on n'est jamais en pleine forme. Jamais. On est plus ou moins bien, mais on a des trucs. On a ce que l’on appelle les polypathologies de la vieillesse, explique-t-elle lors d'une interview accordée à Brut. Moi, par exemple, j'ai trois vertèbres qui sont fracturées à cause de l'ostéoporose."

Elle refuse de se voir malade et ainsi "devenir un légume" : "J'ai la trouille. Parce que si j'ai un AVC, ou un truc, j'atterris dans un hôpital en France. Tout ce qu'on me propose, c'est la sédation profonde jusqu'à la mort. Ça veut dire que je serai là, comme un légume pendant quatre semaines jusqu'à ce que j'ai le droit de mourir ? Bah non !"

Pourtant, elle a trois enfants dont elle ne profiterait plus que quelques mois. Elle estime que si elle est souffrante, ce ne serait pas rendre un service à ses enfants que de leur imposer de s'occuper d'elle: "Je crois que mes enfants souffriraient beaucoup plus de voir une maman malade, dans un plumard, dont il faudrait qu’ils s’occupent, dont ils ne sauraient pas quoi faire parce qu’elle est malade, qui serait malheureuse parce qu’elle est malade."

Au quotidien, Jacqueline veut maintenant profiter de chaque instant, elle qui a milité durant une décennie pour que le suicide assisté soit autorisé et modifié dans la législation française. Jacqueline, après avoir lutté pour l'IVG, philosophe en disant qu'elle lutte maintenant en faveur de l'IVV (Interruption volontaire de vieillesse).