Monde

Marine Le Pen, la patronne de l'extrême droite française, a dénoncé mercredi une "décision de basse politique politicienne" après la levée de son immunité parlementaire par l'Assemblée nationale pour la diffusion sur Twitter de photos d'une victime du groupe Etat islamique. "La liberté d'expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne", a réagi la présidente du Front national.

"Mieux vaut être un djihadiste qui rentre de Syrie qu'une députée qui dénonce les abjections de l'EI", a-t-elle ajouté.

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé mercredi de lever l'immunité parlementaire de Marine Le Pen qui avait diffusé sur Twitter des photos d'exactions du groupe État islamique. Cette levée d'immunité doit permettre qu'un "mandat d'amener" soit délivré et que l'élue se rende aux convocations du juge.

Le bureau ne s'est pas prononcé sur le fond du dossier mais sur le caractère sérieux, loyal et sincère de la demande de la justice.

En décembre 2015, Marine Le Pen avait posté trois photos sur Twitter avec pour commentaire "Daech; c'est ça!": un homme vêtu d'une combinaison orange sous les chenilles d'un char, un homme vêtu de la même manière enflammé dans une cage et un corps d'homme décapité avec la tête posée sur le dos. Elle avait ensuite retiré une des photos, celle de James Foley, qui avait "profondément choqué" la famille de l'otage américain décapité par l'EI.