Monde En Australie et même ailleurs dans le monde, on n'hésite pas à lui donner le statut de "héros".

Certains l'appellent l"'Homme au bras d'or". Mais bien avant d'hériter de ce surnom, James Harrison, né en 1937, avait, comme bien d'autres enfants, vécu un passage à l’hôpital lorsque des chirurgiens lui enlevèrent un poumon. Lors de ces trois semaines passées à l’hôpital, il comprit l'importance du don de sang, rapporte Slate, qui raconte son histoire. A ses 18 ans, il commença ainsi à donner régulièrement de son sang auprès de la Croix-Rouge australienne.

Mais le jour où la Croix-Rouge de son pays le contacte, c'est pour décupler l'importance de son don de sang. Elle lui annonce que, pour une raison pour l'instant inconnue, son sang contient des anticorps anti-D qui permettent de lutter contre une maladie extrêmement meurtrière : la maladie hémolytique du nouveau-né (MHN). Cette malade entraîne une destruction des globules rouges des fœtus des femmes enceintes. Suite à cette maladie, de nombreuses fausses couches et de naissances de bébés morts-nés sont constatées. ETtpour ceux qui parvenaient tout de même à naître, des déficiences cognitives étaient constatées.

John Harrison, le seul sauveur

En plus de posséder dans son sang le remède à cette maladie, John Harrison était encore plus précieux puisqu'il était le seul Australien référence dans la base de données australienne à présenter des anticorps anti-D dans son sang. Au total, l'Australien agé aujourd'hui de 81 ans, a donné son sang 1173 fois, permettant à 2,4 millions de bébés de rester en vie et en bonne santé, grâce à son sang. Parmi les enfants sauvés, la propre petite-fille de John Harrisson, Tracey, qui reçut des injections d'Anti-D en 1992.

Vendredi 11 mai, lors de son dernier don de sang, il fut accueilli avec beaucoup d'émotions par les personnel du centre de son de sang où il avait ses habitudes. Il faut dire qu'il y allait en moyenne tous les 19 jours. Heureusement pour l'Australie, le sang de John Harrison n'est plus aussi précieux qu'il l'était à l'époque. Actuellement, le sang de près de 200 Australiens connaissent des propriétés similaires à celui de l'homme de 81 ans.

D'après les experts, la présence d'Anti-D dans le sang de l'"Homme au bras d'or" s'explique par les nombreuses injections qu'il a lui même reçues à 14 ans, lors de son opération du poumon. "C'est probablement mon seul talent", commente-t-il modestement.

En Belgique, de nombreuses collectes de sang sont organisées par la Croix-Rouge, qui précise que seulement une personne sur dix donne de son sang... mais une personne sur sept en aura besoin un jour.