Monde

L'ex-chauffeur de Donald Trump a assigné la Trump Organization en justice lundi, accusant le président américain de l'avoir "exploité" en le sous-payant pendant des années.

Dans l'assignation déposée lundi devant la Cour suprême de New York, le chauffeur du magnat de l'immobilier, Noel Cintron, qui dit travailler pour Trump et sa famille depuis plus de 25 ans, affirme n'avoir pas été payé pour "des milliers d'heures supplémentaires".

"De façon insensible" et "sans le sens le plus élémentaire de noblesse", Donald Trump "a exploité et refusé des salaires substantiels à son chauffeur personnel de longue date", affirme l'assignation.

"L'insensibilité et la cupidité du président Trump sont démontrées aussi par le fait que ce soi-disant milliardaire n'a accordé à son chauffeur personnel aucune augmentation substantielle en plus de 12 ans", ajoute la plainte de 11 pages.

Cintron, 59 ans, dit avoir travaillé toutes ces années à partir de sept heures du matin, cinq jours par semaine, pour un total de 50 à 55 heures par semaine.

Il a été remplacé lorsque Donald Trump a été élu et placé sous la protection des agents du Secret Service, mais continue à travailler pour la sécurité de la Trump Organization, selon l'assignation.

Noel Cintron dit avoir été augmenté une fois en 2006, son salaire annuel passant de 62.700 à 68.000 dollars.

En 2010, il aurait bénéficié d'une "soi-disant" augmentation annuelle de 7.000 dollars, mais cette augmentation ne lui aurait été accordée que pour compenser l'arrêt de sa couverture maladie, qui lui était fournie jusque-là par la Trump Organization moyennant 18.000 dollars par an, selon l'assignation.

Outre le paiement des heures non rémunérées, Noel Cintron réclame des dommages et intérêts.

Son avocat, cité par le Daily News, a estimé qu'avec les intérêts et les frais d'avocats, la Trump Organization devait quelque 350.000 dollars au chauffeur.

Lorsqu'il dirigeait la Trump Organization, Donald Trump était réputé pour mal payer ses fournisseurs, n'hésitant pas à revenir sur des engagements initiaux ou à allonger au maximum les délais de paiement.

Depuis son investiture, il a cédé les rênes de son entreprise à ses deux fils Don Junior et Eric, même s'il en a conservé la propriété, ce qui lui vaut des accusations récurrentes de conflits d'intérêts.