Monde

Une bijouterie cannoise, dont la devanture est située sur la célèbre Croisette, a été la cible d'un braquage mercredi, commis par un individu qui s'est fait passer pour client pour se faire ouvrir la porte, selon la police. 

Le montant du vol est évalué à 15 millions d'euros. L'homme, âgé d'une trentaine d'années, s'est présenté à la porte de la bijouterie Harry Winston, le visage découvert, caché derrière des lunettes de soleil et il n'a sorti son arme ainsi qu'un objet ressemblant à une grenade qu'une fois à l'intérieur, a précisé le commissariat de Cannes.

Il a fait ouvrir les vitrines par les deux vendeuses présentes. L'un des vigiles, qui se trouvait à proximité, a été forcé de s'allonger à terre. Personne n'a été blessé lors du hold-up.

Des images de vidéo-surveillance sont en cours d'examen par la police judiciaire de Nice qui a repris l'enquête pour tenter de retrouver l'auteur de ce hold-up, reparti à pied, sans même que le voisinage ne se doute de rien, aucun coup de feu n'ayant été tiré.

Ce n'est pas la première fois que la célèbre Croisette est le théâtre de spectaculaires braquages de ce type. Le plus fameux d'entre eux a été commis en juillet 2013. Un homme seul s'était emparé pour 103 millions d'euros de bijoux exposés à l'hôtel Carlton. L'individu n'a jamais été retrouvé.

La période des fêtes, durant laquelle la police met en place un plan anti-hold-up pour protéger les commerçants et boutiques de luxe à Cannes, s'était déroulée sans incident.

Le maire de Cannes, David Lisnard (Les Républicains), a estimé que "ce cambriolage aurait pu et dû être évité", dans un communiqué publié mercredi soir. L'élu cannois demande notamment au gouvernement "le droit d'utiliser les logiciels de reconnaissance biométrique que nous réclamons pour mieux lutter contre le terrorisme et le banditisme" qui aurait permis, selon lui, "de tracer et d'interpeller immédiatement le cambrioleur".