Monde Son ADN a été retrouvé dans plusieurs caches belges ayant hébergé les membres des commandos de Paris.

Osama Krayem, un des suspects clés de l’enquête sur les attentats de novembre 2015 à Paris et dans sa banlieue, a été inculpé lundi à Paris lors d’une remise temporaire par la Belgique où il est détenu.

Également suspecté d’avoir participé aux attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, où il fut arrêté le 8 avril suivant, Osama Krayem, 25 ans, a été inculpé par les juges antiterroristes parisiens, notamment pour assassinats, tentatives d’assassinat et séquestration en relation avec une entreprise terroriste, pour les attentats de Paris et sa banlieue, qui avaient fait 130 morts en novembre 2015.

Le djihadiste, qui doit retourner d’ici lundi soir en Belgique, est également poursuivi pour son rôle présumé dans la fabrication, la détention et le transport des ceintures d’explosifs ainsi que pour l’acquisition et la détention des armes de la cellule terroriste.

Les enquêteurs soupçonnent cet homme, né en Suède de parents réfugiés syriens, d’être l’un des principaux protagonistes de la cellule à l’origine des attaques de Paris et Bruxelles (32 morts le 22 mars).

Comme d’autres membres de ce groupe, Krayem avait rejoint la Syrie en 2014 avant de regagner l’Europe en profitant des routes ouvertes pour les migrants. Il avait été pris en charge dans la nuit du 2 au 3 octobre 2015 en Allemagne par Salah Abdeslam, en compagnie d’un autre protagoniste de la cellule incarcéré en Belgique, Sofiane Ayari, et d’Ahmad Alkhald, son principal artificier présumé, toujours recherché. Deux ans après son arrestation, des questions demeurent sur le rôle réel qu’il a joué.

Entendu à plusieurs reprises en Belgique, il a dit tout ignorer des attaques parisiennes et démenti tout rôle dans la fabrication d’explosifs.

En Belgique, il est inculpé de participation aux activités d’un groupe terroriste et d’assassinats terroristes dans le dossier relatif aux attentats de Bruxelles. Il était présent dans le complexe City 2 lors de l’achat des sacs qui ont servi lors des attentats bruxellois. Juste avant l’attaque commise dans la station de métro Maelbeek, il a été filmé dans la station Pétillon alors qu’il discutait furtivement avec Khalid El Bakraoui, le terroriste qui s’est fait exploser à Maelbeek.

Osama Krayem avait, lui, renoncé à "se faire exploser", expliquant aux enquêteurs belges s’être débarrassé du TATP dans les toilettes d’une planque.

Son ADN a été retrouvé dans plusieurs caches belges ayant hébergé les membres des commandos de Paris, notamment dans la planque bruxelloise ayant servi d’atelier pour fabriquer des ceintures explosives utilisées à Paris.