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Seule une solution politique à la crise syrienne et une stabilisation de l'Irak apporteront une solution au problème de l'afflux de migrants qui arrivent aux frontières de l'Europe, a rappelé Didier Reynders.

Le gouvernement belge est prêt à étudier la participation à des opérations militaires aériennes en Syrie pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI), y compris hors du cadre d'une résolution des Nations-Unies, a laissé entendre jeudi le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, devant une commission mixte de la Chambre. Seule une solution politique à la crise syrienne et une stabilisation de l'Irak apporteront une solution au problème de l'afflux de migrants qui arrivent aux frontières de l'Europe, a rappelé le ministre.

Jusqu'à présent, la Belgique a participé à la lutte contre l'EI (ou Daesh) en Irak en engageant ses chasseurs-bombardiers F-16 depuis la Jordanie. La question d'une intervention en Syrie est revenue avec insistance ces derniers jours dans plusieurs pays européens.

"Pour améliorer l'efficacité de notre action contre Daesh, l'élargissement éventuel de nos opérations aériennes vers la Syrie doit faire l'objet d'une analyse approfondie. Si la Belgique préfère en toute hyptohèse agir dans le cadre d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, il faudra cependant examiner, en temps opportun et en fonction des demandes qui seront adressées par nos partenaires de la coalition, ce qui est réalisable en droit international", a déclaré le ministre.

La Belgique a toujours privilégié un mandat des Nations unies mais la situation a récemment évolué, a précisé le chef de la diplomatie belge en évoquant les initiatives françaises au nom de l'article 51 de la Charte des Nations Unies. La disposition consacre le droit naturel à la légitime défense.

Selon M. Reynders, il faut briser l'"effet sanctuaire" dont profite l'EI en Syrie. "Les quatre