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La Maison Blanche a qualifié mardi de "troublantes" les accusations croissantes contre le ministre américain de l'Environnement, qui serait visé par une dizaines d'enquêtes fédérales distinctes.

"Nous sommes au courant des nombreuses informations de presse et le président les regarde", a indiqué Hogan Gidley, un porte-parole de l'exécutif, à des journalistes. "Les informations sont troublantes", a-t-il ajouté.

A ce stade, le président américain Donald Trump a conservé son soutien à Scott Pruitt, patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), malgré les révélations qui s'accumulent sur son comportement en matière éthique et sur ses dépenses.

Le coeur des critiques porte sur ses dépenses aux frais du contribuable avec voyages en première classe, construction d'une cabine insonorisée dans son bureau ou encore des conditions plus que généreuses pour la location d'un logement près du Congrès à Washington lié à un lobbyiste opérant auprès de l'EPA.

Le Washington Post a écrit en juin qu'il avait utilisé sa position officielle ainsi que du personnel du ministère pour marquer son intérêt à ce que son épouse devienne une franchisée de la chaîne de restauration rapide Chick-fil-A. Transaction qui ne s'est pas concrétisée in fine.

Il est fréquemment critiqué par les démocrates pour son désintérêt à l'égard des études scientifiques et son mépris des conséquences du changement climatique.

Cet ancien procureur général de l'Oklahoma est un fidèle soutien de M. Trump dans ses efforts de dérégulation, déclarant que l'EPA a économisé environ un milliard de dollars en coûts de réglementation depuis son arrivée.

Il avait subi des remontrances en avril de la part de parlementaires inquiets de ces scandales. A l'époque, plus de 170 parlementaires démocrates ont signé une lettre exigeant la démission de M. Pruitt, rejoints par trois membres républicains de la Chambre.